Saint Michel de Rolleboise
Quis ut Deus?
Devant la partialité, voire la falsification de certains medias, les catholiques doivent aller à la source de l’information et communiquer autour d’eux par tous les moyens, à commencer par l’Internet. (Mgr Aillet, le 24/03/2009)
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Messes à Rolleboise |
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Dimanche 13 |
Messe à 10h30 |
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Lundi 14 |
Messe à 11h |
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Mardi 15 |
Messe à 18h |
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Mercredi 16 |
Messe à 10h30 |
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Jeudi 17 |
Ascension, messe à 10h30 |
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Vendredi 18 |
Messe à 19h |
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Samedi 19 |
Adoration à 10h30 suivi de la messe à 11h30 |
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Dimanche 20 |
Messe à 10h30 |
Le Club des Artistes
Tapissier décorateur
Spécialiste du siège ancien
Cours de restauration de sièges
Formateur agréé n°17052
6, rue du vieux moutier
78770-
Ce mardi 13 mars, la Fraternité de prière et d'accueil Mère Qabel Paris Ouest a été officiellement créée en la présence d'une assistance nombreuse et attentive. En effet, l'information de la tenue de cette réunion avait été faite dans la paroisse de la collégiale, celle de Bonnières, ainsi que dans la chapellenie de Rolleboise.
Etaient présents le Père Potier, doyen du secteur, le Père Delaby, curé de la Collégiale,
le Père Long, curé de Bonnières, l'abbé Aulagnier,
desservant de Rolleboise , ainsi
que Frère Jérôme de l'IBP, invité extérieur et spécialiste en raison de ses nombreux
voyages au Maghreb.
Nous remercions Moh-
Vincent Radet a présenté les intervenants et donné la parole au Père Potier, lequel nous a brossé un tableau des contacts réguliers qui ont lieu dans le doyenné de Mantes entre musulmans et chrétiens, qu'ils soient catholiques ou de différentes sensibilités protestantes.
Ensuite, Moh-
Enfin, pour illustrer l'intervention précédente, Jean B.
a accepté de témoigner de sa conversion et des ennuis qui en ont découlé.
La conférence s'est terminée par la traditionnelle séance des questions-
Cette réunion constitutive de Mère Qabel Paris Ouest va donner le départ de la création
d'un premier groupe, mais ceci vous sera raconté très bientôt dans le prochain épisode!
Visitez le site de Mère Qabel: http://mere-
Philippe
17/03/2012
Les lefebvristes ont tissé leur toile sur l’ensemble du territoire français
Fondée en 1980 par Mgr Lefebvre et dirigée en France par l’abbé Régis de Cacqueray,
la Fraternité sacerdotale Saint-
Ce 27 février 1977, dimanche de Carême, des fidèles traditionalistes se sont donné
rendez-
utualité pour célébrer la messe tridentine. Des abbés en soutane
les invitent à entrer en procession dans l’église voisine, Saint-
Trente-
La Fraternité est présente dans tous les diocèses, avec 250 prêtres (moins de 2 %
du clergé français) assistés de religieuses ou d’oblates, répartis dans 37 prieurés
et desservant plusieurs chapelles aux alentours. Elle est implantée aussi aux portes
des grands sanctuaires (Lourdes, Notre-
« IL FAUT QUADRILLER LA FRANCE AU PLUS MENU ! »
« Lorsque l’on regarde sur notre “Google map”, on constate qu’il n’y a pas cent kilomètres
à faire aujourd’hui pour trouver une chapelle desservie par la FSSPX », se félicite
son porte-
S’il affirme que « la Fraternité ne s’installe que là où les fidèles l’appellent
», ce quadrillage n’a pour autant rien d’aléatoire. Il est le résultat d’une politique
d’implantation systématique, héritée de Mgr Marcel Lefebvre. « Celui-
Ces lieux de culte ont été parfois acquis au prix de rudes batailles, les diocèses
faisant barrage pour que la FSSPX n’achète pas le patrimoine immobilier qu’ils avaient
mis en vente. Mais elle dispose d’un atout majeur : le budget annuel avoisine celui
d’un gros diocèse français (qui tourne à 14 millions d’euros). La source : les quêtes,
le denier du culte, les dons et legs des fidèles. Ainsi, après une longue bataille
judiciaire, le district de France de la Fraternité a récupéré il y a dix ans 120
legs, bloqués après les ordinations de 1988.
UNE ÉGLISE PARALLÈLE AVEC SES PROPRES INSTITUTIONS
Basé à Suresnes (Hauts-
Quoi qu’ils s’en défendent, invoquant une « nécessaire » fonction de « suppléance » face aux errances de l’Église, les lefebvristes se sont structurés au fil des années comme une Église parallèle avec ses propres institutions : une commission canonique pour les nullités de mariage, qui remplace celles des officialités diocésaines, une maison d’édition (Clovis) qui a publié plusieurs centaines d’ouvrages dispensant « la bonne doctrine » et, pour les jeunes, le Mouvement de la jeunesse catholique de France, une dizaine de groupes de scouts et guides, et surtout une trentaine d’écoles hors contrat auxquelles s’ajoute la douzaine d’écoles tenues par les dominicaines enseignantes de Fanjeaux (Aude) et de Brignoles (Var), proches de la FSSPX.
« SAINT-
La Fraternité a investi le domaine de l’éducation en orientant ses prêtres vers l’enseignement
et en incitant fortement les parents à envoyer leurs enfants dans ses écoles. Et
pour cause : elles sont aujourd’hui le principal vivier des vocations lefebvristes.
Les deux tiers des séminaristes de Flavigny (Côte-
« Les parcours individuels sont devenus plus rares que par le passé. C’est le signe
que la Fraternité vit en vase clos et est peu missionnaire », déplore un ancien prêtre
lefebvriste, ajoutant : « Hormis Paris qui brasse des populations diverses, elle
reste un petit milieu à la sociologie très typée. Les lieux de culte ne sont pas
tous pleins. Montez à la tribune de Saint-
La Fraternité Saint-
Toutefois, si l’on s’en tient aux statistiques internationales annuelles que publie
la FSSPX, elle aurait dû passer de 400 à 700 prêtres entre 2000 et 2012, pourtant
elle ne revendique aujourd’hui que 552 prêtres dans le monde… Le manque à gagner
est-
UNE PETITE MINORITÉ TRÈS MILITANTE
Selon certains observateurs, les lefebvristes ont perdu de leur influence depuis
le motu proprio et la montée d’une nouvelle génération dans l’Église de France. «
Ils n’incarnent plus l’unique voie de contestation aux dérives post-
Sur la scène politique, la FSSPX tente de mobiliser ses fidèles en vue des municipales de 2014 par le biais de son fer de lance politique, Civitas, mais elle n’a plus de poids réel dans les partis. « Il y a quelques années, ils avaient une tribune au Front national, mais avec l’éviction de Bruno Gollnisch ils ne sont plus du tout présents aujourd’hui, même si individuellement ils peuvent se retrouver dans nos idées », affirme un proche de Marine Le Pen.
La Fraternité reste présente symboliquement par les coups d’éclat de Civitas qui
avait lancé les manifestations contre les pièces de théâtre de Romeo Castellucci
et de Rodrigo Garcia à l’automne, et perturbe régulièrement des manifestations interreligieuses.
« C’est une petite minorité. Mais comme ils sont très militants et très présents
sur Internet (à travers leurs sites, La Porte latine, Dici, le forum de discussions
Fecit), analyse Philippe de Saint-
Céline Hoyeau
Don Bux: Vatican II peut très bien se discuter, ce n'est pas un "super dogme". La F.S.S.P.X pourrait faire du bien à l'Église. Ceux qui s'opposent à la FSSPX s'opposent en fait au Pape"
SOURCE -

Monseigneur Nicolas Bux, classe 1947, théologien, liturgiste, consulteur de l'Office des Célébrations et des Congrégations pour la Doctrine de la Foi et pour les Causes des Saints, est surtout connu par les spécialistes comme étant « très proche du Pape Benoît XVI ».
C'est précisément lui qui, il y a un peu plus d'un mois a provoqué des remous dans les milieux ecclésiastiques, suite à la lettre ouverte qu'il a adressée au Supérieur Général et aux prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, fondée par Monseigneur Lefebvre, en les invitant à serrer la main que Benoît XVI est en train de leur tendre.
Q./Les observateurs en ont tous tiré la conclusion qui paraissait la plus logique, à savoir que le Pape veut fortement cette réconciliation.
R./«Voyez-
Elle est exacte en ce sens que Benoît XVI veut cette réconciliation et pense qu'il ne peut pas y avoir d'autre solution envisageable en ce qui concerne la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre.
Mais elle est aussi imprécise, si on lui attribue un caractère politique. Car il n'y a rien de plus éloigné de la pensée de ce Pape. Ratzinger n'est pas homme à penser et à agir en fonction de la politique ecclésiale. C'est de là que provient la méprise. Et cela est éminemment vrai dans le cas de la Fraternité Saint Pie X : pour lui, il s'agit seulement du «retour plein et définitif à la maison » d'un grand nombre de ses enfants, qui pourront faire le bien de l'Église».
Par conséquent, les lectures de droite comme celles de gauche ne sont pas pertinentes ; mais il ne va pas être facile de les extirper au sein de l'Église même.
Q./Comment un catholique devrait-
R./« Il faut relire attentivement ce que Benoît XVI écrivait le 10 mars 2009 dans
Sa « Lettre aux Évêques » pour bien expliquer les raisons de la levée de l'excommunication
des quatre évêques sacrés par Monseigneur Lefebvre : « Une communauté qui compte
491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 Instituts universitaires,
117 frères, 164 sœurs et des milliers de fidèles peut-
Voilà le raisonnement du cœur de Benoît XVI. Et je pense que si beaucoup d'hommes d'Église agissaient avec ce même cœur, ils ne pourraient pas faire autrement que se réjouir que cette affaire se conclue de manière positive ».
Q./ Mais peut-
R./ « Écoutez, le premier « accord », si l'on peut dire, qui a eu lieu, est celui du Concile de Jérusalem, entre Saint Pierre et Saint Paul. Par conséquent, le débat qui est en cours, puisqu'il se déroule pour le bien de l'Église, n'est pas si scandaleux que ça.
Et puis, une autre constatation : combien de personnes ont parlé du Concile Vatican
II, en le traitant à part de l'histoire de l'Église, en le surévaluant par rapport
à ses contenus mêmes, et sans jamais se pencher pour les analyser par exemple sur
le Concile Vatican I, ou encore sur le Concile de Trente. Certains prétendent que
la Constitution dogmatique ' Dei Filius ' du Concile Vatican I a été dépassée par
la ' Dei Verbum ' de Vatican II: mais nous sommes là en présence d'une théologie-
En revanche je considère comme une bonne théologie celle qui pose la question de la valeur des documents, de leur enseignement. Le concile Vatican II comporte des documents dont la valeur n'est pas égale, et par conséquent des documents qui ont un caractère obligatoire qui varie, et qui doivent être discutés à des niveaux différents. Le Pape, quand il était encore le cardinal Ratzinger, a parlé en 1988, du risque de transformer le Concile Vatican II en un 'superdogme' ; mais, avec ‘l’herméneutique de la réforme dans la continuité' il a fourni un critère pour affronter la question et non pas pour la clore. Il ne faut pas être plus papiste que le Pape. Les Conciles, tous les Conciles et pas seulement Vatican II, doivent être reçus avec obéissance, mais il faut de manière intelligent faire la part de ce qui revient à la doctrine, et de ce qui peut être critiqué. Et ce n'est pas un hasard si Benoît XVI a induit «'l'Année de la Foi', parce que c'est précisément la Foi le seul critère qui permette de comprendre la vie de l'Église ».
Q./ En tant que Catholiques, si nous laissons battre docilement notre cœur à l'unisson
avec celui de Benoît XVI, que devons-
R./ « Le seul témoignage possible, pour que le Monde croit, ce n'est évidemment pas
la revanche d'une faction sur une autre, mais un progrès dans la Foi et l'Unité .
La rhétorique du dialogue avec l'athée, avec l'agnostique, avec celui qu'on appelle
'celui qui croit différemment', quelle sens a-
« Seigneur Jésus-
fais tomber les barrières qui divisent entre eux les Chrétiens de dénominations diverses.
Enseigne leur à tous que le Siège de Pierre, la Sainte Église de Rome, est le fondement, le centre et l'instrument de cette Unité.
Ouvre leur cœur à la Vérité, oubliée depuis longtemps, que notre Saint Père, le Pape, est Ton Vicaire et Ton Représentant.
Et, de même qu'au Ciel il n'y a qu'une seule assemblée,
alors de même, qu'il n'y ait sur cette Terre qu'une seule Communion qui professe et glorifie Ton Saint Nom ».
« Pro multis » (pour beaucoup) ou « pro omnibus » (pour tous)? Benoît XVI: au coeur du mystère eucharistique
Benoît XVI a adressé le 14 avril 2012 une lettre aux présidents des conférences
épiscopales d’Allemagne et d’Autriche . Il prescrit une traduction plus fidèle aux
paroles prononcées par NSJC lors de l’institution de l’Eucharistie . « Après la
Cène,prenant ce précieux Calice dans ses mains saintes et vénérables et rendant grâce,
il le bénit et le donna à ses disciples en disant: Prenez et Buvez en tous: car Ceci
est le Calice de mon Sang, le Sang de la Nouvelle et Eternelle Alliance, Mystère
de la foi, qui sera répandu pour vous, « pro vobis », et pour un grand nombre, «
pro multis » (pour beaucoup) en rémission des péchés ».
Il veut en particulier que désormais, pendant la consécration, le terme « pro multis » (en grec : hyper pollon) soit traduit en allemand par « für viele » « pro multis »(pour beaucoup), et non plus par « für alle », « pro omnibus » (pour tous)
En fait, le Saint Père se dit inquiet de la multitude des traductions de ce terme
dans les différents diocèses allemands.
Lire ici la suite de l’article de l’abbé Aulagnier….
Cet article, qui n’est pas écrit par un islamophobe, fait prendre conscience de certaines pratiques qu’on aurait cru d’un autre âge.
Esclavagisme en Mauritanie
Par Ahmed Halli
Bayram Ould Dah Ould Abeïd (photo), c'est un nom qui ne vous dit probablement rien,
mais qui pourrait vous parler, et d'une voix
assourdissante, dans un proche avenir,
parce qu'il est juste à côté. Bayram est mauritanien, comme vous l'aurez deviné à
son état civil, et il dirige un mouvement d'émancipation des esclaves et descendants
d'esclaves (les Harratines). Ce mouvement, l'IRA (Initiative pour la résurgence du
mouvement abolitionniste) lutte pour l'éradication de l'esclavage en Mauritanie.
Comme tout mouvement contestataire et considéré comme minoritaire, mais porteur de
dangers potentiels, l'IRA est une organisation tolérée, mais régulièrement réprimée.
De l'exaspération de ne pas être écoutés et d'être méprisés, au maximalisme il n'y
a qu'un pas, qu'il est tentant et aisé de franchir. À l'instar de toutes les revendications,
rejetées ou étouffées dans l'œuf par le pouvoir, la contestation harratine s'est
radicalisée, au point de s'attaquer à des tabous religieux. Vendredi dernier, après
la prière collective qu'il a accomplie dans la banlieue de Nouakchott, comme tout
bon musulman, Bayram Ould Dah a organisé son premier autodafé( 1) lors d'un meeting
public. Après s'en être pris violemment à l'imam Malek qu'il a accusé d'être l'auteur
de fatwas et recommandations favorables à l'esclavage, il a brûlé un ouvrage de l'un
des quatre imams du sunnisme
. L'orateur a également ordonné à ses compagnons de brûler
deux ou trois autres ouvrages, dont celui du vénérable soufi Ibrahim Al-
A. H.
(1) Selon notre confrère de D.N.A, il y en a qui ont fait mieux : dans une mosquée d'Alger, un binational, expulsé de France, a déchiré son passeport français périmé, sous le regard énamouré de l'indécrottable Ali Belhadj. Devinez quel est le pays européen qui a accueilli et adopté le plus d'islamistes en 1991 ?
(2) Cette grande figure du soufisme égyptien et arabe du 13e siècle est surtout connue
pour son tombeau édifié à l'intérieur de la mosquée qui porte son nom à Dassouk,
au nord de l'Égypte. Véritable objet de vénération et lieu de pèlerinage, la mosquée
Ibrahim Al-
(3) Régulièrement, des imams saoudiens rappellent, en réponse à des interrogations nostalgiques ou équivoques, que l'esclavage et la possession d'odalisques sont conformes aux préceptes de l'Islam. Les fondamentalistes d'Égypte ont même demandé que le droit d'avoir des servantes, vouées aux amours ancillaires, soit inscrit dans la future Constitution.
(4) En réalité, il s'agit de la peur la plus vraie, la plus immédiate, celle qu'inspirent les exaltés et les fanatiques, au service de leur seule haine de l'humain, que ce soit pour des motifs religieux ou politiques.
(5) L'insurrection des esclaves noirs dans le sud de l'Irak en 869 atteste que le
geste de rachat et d'émancipation de Bilal par Abou Bakr n'a pas eu valeur d'exemple,
même sous le règne soi-
Robert Alexander Hillingford -
Une estampe émouvante réalisée par…un
anglais:
Il leur sera beaucoup pardonné!
Par M. L’abbé Aulagnier
SOURCE -
Je me réjouis vraiment de la lettre de Mgr Fellay concernant le prochain « accord » de la FSSPX avec Rome. Je préfère parler de la « normalisation » de la situation de la FSSPX avec Rome. C’est le terme de Mgr Lefebvre dans sa lettre du 21 novembre 1987 au cardinal Cagnon, visiteur romain des oeuvres de la Tradition, en 1987.
Tous les arguments que je trouve dans la lettre de Mgr Fellay, je les avais, en son temps, développés à Metzinguen, alors que j’étais encore « assistant »du supérieur général. En vain. Les voir pris en compte aujourd’hui par Mgr Fellay pour justifier son attitude à l’égard de Rome me réjouit profondément. Il développe avec force ces raisons. Il ira jusqu’au bout. Deo Gratias.
Beaucoup de responsables de la FSSPX ont exprimé,ces derniers temps,leur compréhension et leur attachement à Mgr Fellay. C’est bien. La lettre des trois évêques de la FSSPX, Mgr de Gallareta, de Mgr Tissier de Mallerais et de Mgr Williamson pourrait faire craindre une division. Elle n’aura pas lieu. Ls évêques ne peuvent pas se diviser. La lettre que Mgr Lefebvre leur écrivait en 1988, les oblige à l’unité. Ils ne peuvent passer outre. Ils sont unis comme les doigts d’une main. Leur lettre à Mgr Fellay le laisse, du reste, entendre. Ils donnent leur avis. Ils n’iront pas jusque la « dissidence ». Ils ne le peuvent pas .
Ils n’ont que deux solutions et pas plus: soit ils jouent le jeu et, comme le leur
a demandé Mgr Lefebvre, doivent remettre,comme Mgr Fellay, du reste, leur autorié
épiscopale dans les mains du Pape, « qui en fera ce que bon lui semble », soit, s’ils
ne le font pas, ils se condamnent eux-
Quoi qu’il en soit, Mgr Lefebvre, du ciel, les protège et les guide. Son oeuvre est nécessaire à l’Eglise, plus que jamais. Ils le savent. Et comme je l’explique, les quatre évêques unis sont les meilleurs défenseurs de la FSSPX contre toute influence moderniste.. Il faut qu’ils s’en persuadent. S’ils lachent, ils seront infidèles à Mgr Lefebvre. Ils ne le peuvent.
Je vous donne ci-
La SITUATION À ROME CHANGE.
UNE « RÉGULARISATION DE LA FSSPX DANS L’ÉGLISE »
DEVRAIT
ÊTRE POSSIBLE !
Je justifiais mon point de vue:
« Une normalisation de la situation de la FSSPX dans l’Église devrait être aujourd’hui
possible, parce que beaucoup de Romains, devant les difficultés de l’Église, sont
en train de changer, changent, en particulier, sur le problème de la messe traditionnelle.
La messe du 24 mai 2003, célébrée par le cardinal Castrillon Hoyos, dans le rite
traditionnel à sainte Marie Majeure, n’est pas un feu de paille. A Sainte-
Cet acte est le fruit d’une longue évolution qui a commencé, me semble-
L’encyclique, de plus, du Pape Jean-
Le cardinal Ratzinger dans son livre : « Voici quel est notre Dieu » demandait que l’on « cesse de bannir la forme de la liturgie en vigueur jusqu’en 1970 » (p. 291)/
Il poursuivait : « Celui qui, à l’heure actuelle, intervient pour la validité de cette liturgie ou qui la pratique, est traité comme un lépreux : c’est la fin de toute tolérance ».
C’était vraiment nouveau
« C’est la fin de toute tolérance. Elle est telle qu’on n’en a pas connue durant
toute l’histoire de l’Église. On méprise par là, tout le passé de l’Église. Comment
pourrait-
Et il concluait… un peu plus loin : «Malheureusement, la tolérance envers les fantaisies
aventureuses est, chez nous, presque illimitée, mais elle est pratiquement inexistante
envers l’ancienne liturgie. On est sûrement ainsi sur le mauvais chemin » (Le sel
de la terre, éd. Flammarion/Cerf, p. 172-
Aussi ne faut-
Je crois vraiment raisonnable de prendre en compte cette réelle évolution sur le problème de la messe. C’est un coup de barre franc donné par la hiérarchie en faveur de la Tradition. La Tradition liturgique n’est plus méprisée par l’ensemble des membres de la hiérarchie de l’Église. C’est nouveau.
D’autre part, je suis un de ceux qui pensent qu’il y a, de fait, un danger pour nous de voir ce conflit s’éterniser et de voir s’éloigner une solution d’entente avec Rome. En un mot, l’Église est une société visible et hiérarchique. Si on vit trop longtemps en « autarcie », on finira par perdre le sens de ce qu’est la hiérarchie. Elle est pourtant de constitution divine. Nous sommes donc menacés, le temps passant et l’opposition demeurant, à « oublier » Rome, à nous organiser de plus en plus en dehors de Rome, à devenir un groupe autocéphale. Je ne dis pas que nous y sommes tombés. Mais il y a danger. Il faut en tenir compte. Le meilleur pilote est celui qui connaît les dangers d’un itinéraire et qui prévoit, autant que possible, les difficultés qui peuvent survenir. Pas celui qui ferme systématiquement les yeux, qui ne veut rien entendre. Il fonce ou il freine à mort, alors qu’il conviendrait de donner de la souplesse pour reprendre une croisière normale. Les jeunes générations parmi nous n’ont jamais connu une situation ecclésiale normale. C’est là qu’il y a danger de glisser à terme vers l’« auto – céphalie ». C’est du moins mon avis. Et je le dis. Cela pourra servir un jour.
De plus, la situation dans laquelle les sacres ont mis le gouvernement de la Fraternité n’est pas le meilleur. A terme, il pourrait y avoir un jour un conflit. Le gouvernement de la Fraternité pourrait devenir, de facto, un jour, bicéphale. Imaginez une opposition entre le Supérieur général et les quatre évêques. Les uns veulent un accord. L’autre ne le veut pas. Qui va trancher. Théorique ment le Supérieur général, même s’il n’est pas évêque. Mais pratiquement, ce sera bien difficile. Un conflit peut voir le jour. Avec un accord avec Rome, – un bon accord s’entend, une espèce d’alliance entre catholiques de bonne volonté comme celui que j’ai décrit dans la conformité à la pensée de Mgr Lefebvre, où tout est pesé mûrement, ce danger n’existerait plus.
De plus, il faut prendre également en compte ce que Rome a réalisé avec nos amis de Campos au Brésil : une Administration Apostolique. J’ai suivi de très près cette affaire parce que je connaissais bien ces prêtres et qu’ils étaient mes amis. Je les ai visités plusieurs fois lors de mon supériorat.
J’ai surtout vu, là encore, le problème de la messe. Nous sommes en 2001-
Ainsi, pour moi, les choses allaient dans le bon sens, en faveur de la messe. La situation était radicalement différente de celle des pères et abbés des communautés « Ecclesia Dei adflicta ». Avec eux, nous en étions toujours essentiellement à la législation de 1984, de la messe dite de l’indult. Qui est une simple « permission », une simple tolérance que Rome, par libéralité, et calcul, leur concédait. Avec des restrictions odieuses impératives et surtout avec l’obligation de reconnaître la nouvelle messe comme « légitime et orthodoxe »
Ce sont les deux adjectifs de la lettre «Quattuor abhinc annos ». Il fallait admettre et cette législation et ces deux adjectifs pour bénéficier de l’Indult de 1984, sans considérer qu’il fallait en plus rompre avec nous.
Avec Campos, rien de tel. Une franche reconnaissance du droit de la messe tridentine
sans avoir à reconnaître que la nouvelle messe est « légitime et ortho doxe ». Il
leur fut demandé une simple reconnaissance de la validité, en soi, de la nouvelle
messe. Ce qui a toujours été enseigné par Mgr Lefebvre. C’est qu’il y a une grande
différence entre « validité », « légitimité » et « orthodoxie ». Ce ne sont pas des
mots synonymes. Voyez-
« Peut-
Cette encyclique est vraiment un signe positif sur le plan doctrinal et liturgique.
On y voit l’autorité nouvellement consciente du drame qui touche l’Église et sa liturgie.
On assiste, de fait depuis le Concile, à une formidable dé-
Mais combien va être difficile cette restauration ! C’est encore une raison pour laquelle je serais assez favorable à ce que nos supérieurs « légalisent » notre situation dans l’Église. Il faudrait être aujourd’hui dedans avec le droit reconnu de la messe Saint Pie V sur les autels de la Chrétienté pour aider et participer à la restauration liturgique dans l’Église. Nul doute que le Motu Proprio de Benoît XVI va accentuer le mouvement de restauration.
Voilà les raisons qui me portent à considérer avec beaucoup de sympathie « l’affaire
de Campos », qui fait gagner du terrain à la messe traditionnelle. Alors on comprend
pourquoi il faille beaucoup apprécié les paroles du Cardinal Castrillón Hoyos prononcées
à Saint Marie Majeure à Rome, le 24 mai 2003. Elles ne furent pas prononcées à la
légère. Elles ont été pesées par le Cardinal. Il en savait l’importance, le retentissement
dans l’Église, les effets, les conséquences. Il a fait attention, à ce qu’il disait.
Il reconnaît le droit de la messe tridentine dans l’Église. Il dit, pour de bon,
le droit : La messe dite de Saint Pie V n’a jamais été abolie canoniquement par aucune
autorité dans l’Église, et certainement pas par le Pape Paul VI. Ce fut, du reste,
en 1986, la réponse donnée par la commission cardinalice nommée par Jean-
Certains de mes confrères me disent : « Attendons de voir. On ne peut toujours pas dire la messe de toujours sur tous les autels de la catholicité ». Je le concède volontiers. Le mouvement de restauration sera lent. Mais peu à peu, il s’universalisera. C’est certain. Le droit est le droit. Sinon, nous poursuivrons notre résistance. Elle est légitime. Hier elle était légitime. Les autorités le reconnaissent. Elle sera toujours légitime. La messe canonisée par Saint Pie V, restaurée dans sa pureté par le même Pape, est une coutume immémoriale dans l’Église, jamais abolie, toujours légitime.
Ainsi vous comprenez que, pour toutes ces raisons, cette restauration des bonnes
relations avec Rome est plus que souhaitable. Elle est possible. Elle est nécessaire
et du côté de Rome, qu’il faudra aider à couper beaucoup de « branches mortes »,
de véritables hérésies, et de notre côté, qui avons besoin de davantage d’espace
pour l’apostolat. Je dirais volontiers « le plus tôt possible » Plus le temps passe
et plus la reconstruction est urgente. Mais faudrait-
L’évolution de l’Église sur la messe est telle que je crois sincèrement que MgrLefebvre
aurait accepté, aujourd’hui, « un accord » avec Rome. Il aurait, peut-
Du reste, si Mgr Lefebvre a retiré sa signature du protocole en 1988, c’est à dire, s’il n’a pas voulu aller jusqu’à l’accord final, c’est parce qu’on ne lui donnait pas les garanties de protection nécessaire qu’il réclamait justement, à savoir la majorité dans la commission, commission qui devait avoir pour but de protéger la Tradition de toutes influences modernistes. On ne lui donnait pas le nombre d’évêques qu’il jugeait nécessaire pour faire face au développement grandissant de la Tradition dans le monde entier et qui aurait encore augmenté dans l’hypothèse d’un accord. Il le dit luimême dans la conférence qu’il donnait à Écône le 9 septembre 1988. Voyez :
« … C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous lier avec Rome (la Rome moderniste, comme il disait, ou les “Ro mains” comme aime à le dire MgrWilliamson). Nous aurions pu, si nous étions arrivés à nous protéger complètement comme nous l’avions demandé. Mais ils n’ont pas voulu. Ils ont refusé les membres que nous demandions dans la commission, ils ont refusé le nombres d’évêques que nous demandions. C’est clair : ils ne voulaient pas que nous soyons protégés ».
Eh ! bien, cette protection nous l’aurions dans le cadre d’une bonne Administration
Apostolique. Nos « évêques », reconnus par Rome, auraient ce rôle protecteur que
voulait absolument Mgr Lefebvre, vis-
Magdi Cristiano Allam : c'est la faute de l'Eglise si l'Italie embrasse l'islam !
Lu sur le blogue de Jeanne Smits
C'est sous ce titre-
Lu en France, ce texte prend une dimension encore plus importante. Le Pew Research Center évalue le nombre de musulmans en France à 4,7 millions. L'INED recense en 2010, au terme d'une enquête, 2,1 millions de personnes se déclarant « musulmanes » ; pour le ministère de l'Intérieur, les personnes en France originaires de pays musulmans sont entre 5,5 et 6 millions dont un tiers de « pratiquants », soit au total entre 7,7 et 9,3 % de la population. Le FN estime le nombre à 8 millions, Claude Guéant, lui, retient entre 5 et 10 millions.
Saviez-
Eh bien, si vous ne savez pas tout cela, c'est assurément une grave lacune. Mais
il est encore plus grave de prendre acte du fait que cela se produit avec la complicité
explicite de l'Eglise, que celle-
Cette réflexion s'impose à nous à travers les récentes déclarations d'Ezzedine Elzir, président de l'UCOII (Union des communautés et associations islamiques en Italie) à Klaus Davi (ici ) où il déclare qu'en Italie « 70.000 personnes sont retournées à l'islam ».
Pourquoi « retournées » et non « converties » ? Elzir s'explique : « Nous préférons utiliser le terme “retourner” parce qu'il s'agit d'une redécouverte de la vraie foi. » Ce disant il veut signifier que pour les musulmans, l'islam n'est pas une « religion différente » du judaïsme et du christianisme, auxquels on adhère par la conversion personnelle comme pour n'importe quelle autre religion, mais une religion « supérieure » par rapport au judaïsme et au christianisme : la seule vraie religion, l'accomplissement de la révélation et le sceau de la prophétie, dans un contexte où l'on croit que toute personne naît musulmane même si elle professe une autre religion, que chacune a l'islam en soi même sans en avoir la conscience ; ainsi l'adhésion à l'islam est un « retour » par la redécouverte de « la vraie foi ».
« Chaque jour des non-
Comment est-
Le témoignage éloquent de ce relativisme religieux réside dans la litanie des « trois grandes religions monothéistes révélées, abrahamiques, du Livre » qui prieraient le même dieu. C'est ainsi que le relativisme se manifeste dans le comportement du clergé qui s'imagine que pour aimer les musulmans en tant que personnes, il faut inconditionnellement épouser leur religion, légitimant l'islam au mépris du fait qu'il est incompatible avec les valeurs non négociables du caractère sacré de la vie, de l'égale dignité de l'homme et de la femme, de la liberté du choix religieux.
Réveillons-
Magdi Cristiano Allam
Cantate composée en 1918 par Marcel Laurent, chanoine de la cathédrale d'Orléans,
sur des paroles de Victor-
1. Sonnez fanfares triomphales,
Tonnez canons, battez tambours !
Et vous, cloches des cathédrales,
Ebranlez-
En ce moment la France toute entière
Est debout avec ses enfants
Pour saluer, comme nous, la bannière
De la Pucelle d'Orléans !
R. Etendard de la délivrance,
A la victoire il mena nos aïeux,
A leurs enfants il prêche l'Espérance,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Chantons comme eux,
Vive Jehanne, Vive la France !
2. Salut à la blanche bannière
Salut, salut aux noms bénis
Du Christ et de Sa Sainte Mère
Inscrits par Jehanne dans ses plis
Par eux, jadis, elle sauva la France
Aimons-
Et de nouveau consacrons l'alliance
De notre épée avec la Croix !
3. Quels noms fameux tu nous rappelles,
Drapeau sacré, toujours vainqueur !
Patay, Beaugency, les Tourelles,
Et Reims où tu fus à l'honneur !
A ton aspect, que la France reprenne
Sa vieille foi et sa vieille ardeur,
En t'acclamant que ton peuple devienne,
Plus généreux, plus rédempteur !
4. Planant au-
Les grands français de tous les temps
Réclament leur part de nos fêtes
En s'unissant à leurs enfants !
Les anciens francs, les preux du Moyen-
Et les braves des temps nouveaux
A Jehanne d'Arc rendent le même hommage,
Et lui présentent leurs drapeaux !
Concert à ne pas rater !
Dimanche 20 Mai à 17h à la salle du Bout du Monde à Epône
Entrée 10€ et 7€
Fondé en 2006, le choeur Volga perpétue la longue tradition du chant choral folklorique
russe issu de l'émigration russe des années 1920. L’association Chœur Volga a été
créée en novembre 2007 par Andrei Malinine. Elle regroupe une trentaine de chanteurs
amateurs, quelques uns venant de Russie, la plupart issue des principaux mouvements
de jeunesse fondés dans l'émigration russe : l'Association des Vitiaz (НОВ), l'Action
Chrétienne des Etudiants Russes -
Suite au décès prématuré, en juin 2009,
de notre chef de choeur Andrei Malinine, Serge Rehbinder a été choisi pour le remplacer.
Il dirige également le chœur de l'église Saint-
Note de SMR: J’en fais la publicité gratuite car je les ai vu et écouté il y a 3
ans et j’en garde un souvenir inoubliable!
Je ne garantis rien, car un choeur peut
en 3 ans beaucoup évoluer dans un sens comme dans l’autre, mais celui ci est vraiment
de grande qualité et ne devrait pas décevoir.
Ci-
“Uno di Noi” : Protéger l'embryon
par le droit communautaire :
on peut l'obtenir
!
13 May 2012
Profitant d'une disposition du traité de Lisbonne qui autorise les « initiatives
citoyennes » en vue de faire présenter des propositions par la Commission européenne
(voir ici), un groupe de sept personnes d'autant de pays vient de lancer une proposition
visant à assurer la « protection juridique de la dignité, du droit à la vie et de
l'intégrité de chaque être humain depuis sa conception », là où l'Union européenne
a compétence et où une telle protection peut s'exercer.
C'est une des toutes premières
initiatives citoyennes à avoir été présentées depuis début avril, date où la procédure
est devenue effectivement possible, sous le titre Uno di Noi (« l'un de nous »).
Et elle a déjà, rapidement – eu égard au délai maximum de deux mois dont dispose
la Commission – été enregistrée par celle-
Le défi
est maintenant lancé : il va falloir récolter au moins
Après
cela, on n'est pas assuré de voir la Commission transformer l'initiative en texte
de loi. Mais les organisateurs obtiennent la possibilité de présenter leur demande
devant elle et lors d'une audition publique devant le Parlement européen. Et la Commission,
qui conserve la possibilité de ne pas donner suite, devra cependant motiver sa décision,
tout cela dans un délai de trois mois après que la présentation des signatures.
Le
but de l'initiative, soutenue notamment par le Movimento per la Vita italien, est
de faire cesser le financement d'activités supposant la destruction d'embryons humains
par l'UE, notamment dans le domaine de la recherche, de l'aide au développement et
de la santé. Et ce parce que le traité de l'Union affirme la dignité, l'égalité et
les droits de chaque homme, point de vue confirmé par la jurisprudence Brustle qui «
définit l'embryon comme le début du développement de l'être humain » (CEJ, 18 octobre
2011). Affaire de cohérence, donc…
L'initiative précise qu'il faut aussi proscrire «
toute forme de soutien politique, et a fortiori le financement, de la part de l'Union,
d'actions qui présupposent ou qui réalisent la destruction d'embryons humains »,
et inscrire cette interdiction de financement dans les règles budgétaires.
Très structurée
juridiquement, l'initiative propose de proscrire explicitement le financement de
la recherche sur le clonage humain, ainsi que toute recherche destructrice portant
sur les cellules souches ou utilisant des cellules souches embryonnaires humaines.
Sur
le plan de l'aide au développement, l'initiative vise à interdire tout financement
de l'avortement, « directement ou indirectement », ainsi que l'aide aux organisations
qui le pratiquent ou le promeuvent : « Aucune référence faite dans le présent règlement
à la santé reproductive ou sexuelle, aux soins de santé, aux droits, aux services,
aux fournitures, à l'éducation et à l'information, à la Conférence internationale
sur la population et le développement, à ses principes ou son domaine d'action, à
la politique du Caire ou aux Objectifs du Millénaire, en particulier par rapport
à l'objectif n'° 5 sur la santé et la mortalité maternelles, ne peut être interprétée
comme formant une base juridique autorisant l'utilisation de fonds de l'UE pour financer
directement ou indirectement l'avortement. »
Vous aurez remarqué que l'initiative
se borne à vouloir proscrire le financement des pratiques destructrices sur l'embryon
au sein de l'UE, et le financement de l'avortement dans le cadre de l'aide aux pays
en voie de développement. Il ne s'agit donc pas d'une « sanctuarisation » de la vie
naissante.
C'est que l'Union européenne n'est pas compétente pour imposer sa loi en
matière d'avortement, chaque pays conservant sa souveraineté à ce sujet (et tant
mieux, vu ce dont l'UE est capable). L'initiative se borne donc à vouloir interdire
le financement sur le budget européen qui est aujourd'hui, hélas, une réalité pour
la recherche sur l'embryon et le soutien politique et financiers à l'avortement dans
les pays en voie de développement.
Mais si une telle initiative finissait par avoir
force de loi, quel poids cela aurait…
Voici la liste des sept signataires initiaux
: Gregor Puppinck (France), Filippo Vari (Italie), Josephine Quintavalle (Royaume-
Je vous tiendrai évidemment informés de la manière dont
on pourra s'associer à cette démarche, et de ses avancées.
En Italie, elle sera
L’effort des catholiques doit se placer sur le terrain culturel
![]()
D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :
"S’il y a une leçon à tirer de cette
campagne électorale, qui aura vu émerger ces enjeux éthiques, c’est que la mobilisation
des catholiques, quelques se
maines avant le vote, ne suffit pas. L’effort doit porter
bien en amont, et notamment sur le terrain culturel, pour faire comprendre que les
valeurs que nous portons sont essentielles pour tous les hommes. Pour cela, la pensée
d’un Gustave Thibon, par exemple, constitue une aide ô combien précieuse. Lui qui
affirmait que ce n’est pas à une majorité, quelle qu’elle soit, de décider de ce
qui est vrai et bien, mais qu’il s’agit à l’inverse de « rallier la majorité des
citoyens à ce qui est le vrai et le bien. »
La culture, c’est aussi notre mode de vie de chaque jour, celle du travail, de l’école, de la famille, où il s’agit d’affirmer par notre témoignage la nécessité d’une transcendance, pour sortir du matérialisme et de l’individualisme. Écoutons encore Gustave Thibon : « la société a besoin de héros et de saints, comme le levain dans la pâte ».
Alors le vrai changement pourra advenir, celui d’une correspondance retrouvée avec cette loi naturelle, inscrite dans le cœur des hommes et des sociétés depuis toujours par le Créateur de toutes choses."
Michel Janva
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