Saint Michel de Rolleboise

Quis ut Deus?

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Devant la partialité, voire la falsification de certains medias, les catholiques doivent aller à la source de l’information et communiquer autour d’eux par tous les moyens, à commencer par l’Internet.                 (Mgr Aillet, le 24/03/2009)

Messes à Rolleboise


Dimanche 13

Messe à 10h30

Lundi 14

Messe à 11h

Mardi 15

Messe à 18h

Mercredi 16

Messe à 10h30

Jeudi 17

Ascension, messe à 10h30

Vendredi 18

Messe à 19h

Samedi 19

Adoration à 10h30 suivi de la messe à 11h30

Dimanche 20

Messe à 10h30

Le Club des Artistes

Tapissier décorateur

Spécialiste du siège ancien

Cours de restauration de sièges

Formateur agréé n°17052

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RADIO COURTOISIE
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IBP: retraites de St Ignace

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Mère Qabel Paris Ouest a pris son envol !


Ce mardi 13 mars, la Fraternité de prière et d'accueil Mère Qabel Paris Ouest a été officiellement créée en la présence d'une assistance nombreuse et attentive. En effet, l'information de la tenue de cette réunion avait été faite dans la paroisse de la collégiale, celle de Bonnières, ainsi que dans la chapellenie de Rolleboise.

Etaient présents le Père Potier, doyen du secteur, le Père Delaby, curé de la Collégiale, le Père Long, curé de Bonnières, l'abbé Aulagnier, desservant de Rolleboise , ainsi que Frère Jérôme de l'IBP, invité extérieur et spécialiste en raison de ses nombreux voyages au Maghreb.

Nous remercions Moh-Christophe Bilek et son épouse, ainsi que le président de ND de Kabylie et enfin Jean B.  Pour s'être déplacés de fort loin afin de mieux nous informer.

Vincent Radet a présenté les intervenants et  donné la parole au Père Potier, lequel nous a brossé un tableau des contacts réguliers qui ont lieu dans le doyenné de Mantes entre musulmans et chrétiens, qu'ils soient catholiques ou de différentes sensibilités protestantes.

Ensuite, Moh-Christophe a témoigné de sa conversion et de la situation actuelle au Maghreb, où se produisent actuellement des conversions en nombre important et de façon assez inexpliquée.
Enfin, pour illustrer l'intervention précédente, Jean B. a accepté de témoigner de sa conversion et des ennuis qui en ont découlé.

La conférence s'est terminée par la traditionnelle  séance des questions-réponses, suivi de la tisane et la vente de livres. Je vous livre une petite anecdote à propos de la jeune femme qui vendait des livres tout en discutant de sa conversion avec plusieurs personnes. Il m'a été rapporté qu'elle exprimait une foi vive, enthousiasmante et communicative  qui forçait l'admiration. En aparté, quelqu'un en a dit qu'on pouvait se demander Qui accueille Qui...Bel hommage! Que cette dame sache que son témoignage nous est allé droit au cœur!

Cette réunion constitutive de Mère Qabel Paris Ouest va donner le départ de la création d'un premier groupe, mais ceci vous sera raconté très bientôt dans le prochain épisode!
                     Visitez le site de Mère Qabel:  
http://mere-qabel-po.org/

Philippe

17/03/2012



Les lefebvristes ont tissé leur toile sur l’ensemble du territoire français

Fondée en 1980 par Mgr Lefebvre et dirigée en France par l’abbé Régis de Cacqueray, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X représente une petite minorité militante. Mais elle a quadrillé systématiquement le territoire, choisissant soigneusement ses lieux d’implantation

Ce 27 février 1977, dimanche de Carême, des fidèles traditionalistes se sont donné rendez-vous à la Mutualité pour célébrer la messe tridentine. Des abbés en soutane les invitent à entrer en procession dans l’église voisine, Saint-Nicolas-du-Chardonnet, où vient de s’achever la messe conciliaire. « Maintenant que nous y sommes, nous y restons ! », lance en chaire l’abbé Louis Coache. Après des échauffourées, les traditionalistes se rendent finalement maîtres de la paroisse, et la remettent en 1980 à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

Trente-cinq ans plus tard, Saint-Nicolas-du-Chardonnet demeure le fleuron du mouvement lefebvriste, mais le district de France, qui revendique 100 000 fidèles, a désormais étendu son maillage dans l’ensemble du pays.

La Fraternité est présente dans tous les diocèses, avec 250 prêtres (moins de 2 % du clergé français) assistés de religieuses ou d’oblates, répartis dans 37 prieurés et desservant plusieurs chapelles aux alentours. Elle est implantée aussi aux portes des grands sanctuaires (Lourdes, Notre-Dame-du-Laus) et bénéficie du soutien d’une quinzaine de congrégations « amies », tels les bénédictins de Bellaigue (Puy-de-Dôme) ou les clarisses de Villié-Morgon (Rhône).

« IL FAUT QUADRILLER LA FRANCE AU PLUS MENU ! »

« Lorsque l’on regarde sur notre “Google map”, on constate qu’il n’y a pas cent kilomètres à faire aujourd’hui pour trouver une chapelle desservie par la FSSPX », se félicite son porte-parole, l’abbé Alain Lorans.

S’il affirme que « la Fraternité ne s’installe que là où les fidèles l’appellent », ce quadrillage n’a pour autant rien d’aléatoire. Il est le résultat d’une politique d’implantation systématique, héritée de Mgr Marcel Lefebvre. « Celui-ci était un fondateur, qui a appliqué à la Fraternité ce qu’il avait expérimenté comme missionnaire en Afrique », relève l’abbé Guillaume de Tanoüarn, ancien de la FSSPX, aujourd’hui à l’Institut du Bon-Pasteur. L’abbé Paul Aulagnier, qui fut, de 1976 à 1994, le supérieur du district de France, rappelle sa devise de l’époque : « Il faut quadriller la France au plus menu ! »

Ces lieux de culte ont été parfois acquis au prix de rudes batailles, les diocèses faisant barrage pour que la FSSPX n’achète pas le patrimoine immobilier qu’ils avaient mis en vente. Mais elle dispose d’un atout majeur : le budget annuel avoisine celui d’un gros diocèse français (qui tourne à 14 millions d’euros). La source : les quêtes, le denier du culte, les dons et legs des fidèles. Ainsi, après une longue bataille judiciaire, le district de France de la Fraternité a récupéré il y a dix ans 120 legs, bloqués après les ordinations de 1988.

UNE ÉGLISE PARALLÈLE AVEC SES PROPRES INSTITUTIONS

Basé à Suresnes (Hauts-de-Seine), le district mobilise les fidèles en invoquant « la Providence, les sacrifices et la générosité » et en les tenant informés, sur son site La Porte latine, des dernières acquisitions : pour la seule dernière année, une chapelle à La Rochelle et celle de l’ancien grand séminaire d’Amiens, les locaux de son université d’été à Saint-Père (Ille-et-Vilaine), la construction d’une église de 450 places avec foyer pour étudiants à Nantes, l’ouverture d’un lycée d’enseignement professionnel sur l’ancienne base de l’Otan à Châteauroux…

Quoi qu’ils s’en défendent, invoquant une « nécessaire » fonction de « suppléance » face aux errances de l’Église, les lefebvristes se sont structurés au fil des années comme une Église parallèle avec ses propres institutions : une commission canonique pour les nullités de mariage, qui remplace celles des officialités diocésaines, une maison d’édition (Clovis) qui a publié plusieurs centaines d’ouvrages dispensant « la bonne doctrine » et, pour les jeunes, le Mouvement de la jeunesse catholique de France, une dizaine de groupes de scouts et guides, et surtout une trentaine d’écoles hors contrat auxquelles s’ajoute la douzaine d’écoles tenues par les dominicaines enseignantes de Fanjeaux (Aude) et de Brignoles (Var), proches de la FSSPX.

« SAINT-NICOLAS-DU-CHARDONNET N’EST PAS TOUJOURS SI BONDÉE QU’ON LE DIT »

La Fraternité a investi le domaine de l’éducation en orientant ses prêtres vers l’enseignement et en incitant fortement les parents à envoyer leurs enfants dans ses écoles. Et pour cause : elles sont aujourd’hui le principal vivier des vocations lefebvristes. Les deux tiers des séminaristes de Flavigny (Côte-d’Or) en sont issus, selon son supérieur, l’abbé Patrick Troadec

« Les parcours individuels sont devenus plus rares que par le passé. C’est le signe que la Fraternité vit en vase clos et est peu missionnaire », déplore un ancien prêtre lefebvriste, ajoutant : « Hormis Paris qui brasse des populations diverses, elle reste un petit milieu à la sociologie très typée. Les lieux de culte ne sont pas tous pleins. Montez à la tribune de Saint-Nicolas-du-Chardonnet et vous verrez que l’église n’est pas toujours si bondée qu’on le dit. Lorsque j’y étais, il était convenu a priori que l’on indiquerait le double de participants dans nos manifestations. »

La Fraternité Saint-Pie-X se targue de nombreuses vocations. De fait, elle enregistre, depuis vingt-cinq ans, une moyenne annuelle de 14 entrées au séminaire de Flavigny et de 10 ordinations, soit près de 10 % des prêtres ordonnés chaque année en France.

Toutefois, si l’on s’en tient aux statistiques internationales annuelles que publie la FSSPX, elle aurait dû passer de 400 à 700 prêtres entre 2000 et 2012, pourtant elle ne revendique aujourd’hui que 552 prêtres dans le monde… Le manque à gagner est-il dû à un retour de ces 150 prêtres à l’Église officielle ? Le sujet a été abordé à Lourdes, lors de l’Assemblée plénière des évêques qui voient arriver ces dernières années des prêtres lefebvristes demandant discrètement à rejoindre l’Église diocésaine.

UNE PETITE MINORITÉ TRÈS MILITANTE

Selon certains observateurs, les lefebvristes ont perdu de leur influence depuis le motu proprio et la montée d’une nouvelle génération dans l’Église de France. « Ils n’incarnent plus l’unique voie de contestation aux dérives post-conciliaires, affirme un prêtre issu du monde traditionaliste. Quand les jeunes prêtres de ma génération remettent en valeur l’adoration, les confessions, la liturgie traditionnelle, une prédication classique tendance Benoît XVI, le message sur la crise de l’Église est plus dur à tenir. » Ce qui n’empêche pas les lefebvristes de bénéficier d’une bienveillance parmi les jeunes catholiques, moins clivés que leurs aînés.

Sur la scène politique, la FSSPX tente de mobiliser ses fidèles en vue des municipales de 2014 par le biais de son fer de lance politique, Civitas, mais elle n’a plus de poids réel dans les partis. « Il y a quelques années, ils avaient une tribune au Front national, mais avec l’éviction de Bruno Gollnisch ils ne sont plus du tout présents aujourd’hui, même si individuellement ils peuvent se retrouver dans nos idées », affirme un proche de Marine Le Pen.

La Fraternité reste présente symboliquement par les coups d’éclat de Civitas qui avait lancé les manifestations contre les pièces de théâtre de Romeo Castellucci et de Rodrigo Garcia à l’automne, et perturbe régulièrement des manifestations interreligieuses. « C’est une petite minorité. Mais comme ils sont très militants et très présents sur Internet (à travers leurs sites, La Porte latine, Dici, le forum de discussions Fecit), analyse Philippe de Saint-Germain, directeur de la revue Liberté politique , leur retentissement médiatique est inversement proportionnel à leur poids réel. »

Céline Hoyeau


Don Bux: Vatican II peut très bien se discuter, ce n'est pas un "super dogme". La F.S.S.P.X pourrait faire du bien à l'Église. Ceux qui s'opposent à la FSSPX s'opposent en fait au Pape"

SOURCE - Don Bux - Alessandro Gnocchi et Mario Palmaro - blog Messa in Latino - 26 avril 2012














Monseigneur Nicolas Bux, classe 1947, théologien, liturgiste, consulteur de l'Office des Célébrations et des Congrégations pour la Doctrine de la Foi et pour les Causes des Saints, est surtout connu par les spécialistes comme étant « très proche du Pape Benoît XVI ».

C'est précisément lui qui, il y a un peu plus d'un mois a provoqué des remous dans les milieux ecclésiastiques, suite à la lettre ouverte qu'il a adressée au Supérieur Général et aux prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, fondée par Monseigneur Lefebvre, en les invitant à serrer la main que Benoît XVI est en train de leur tendre.



Q./Les observateurs en ont tous tiré la conclusion qui paraissait la plus logique, à savoir que le Pape veut fortement cette réconciliation.

R./«Voyez-vous», comme l'explique Mgr Bux au journal Il Foglio, «cette conclusion est en réalité exacte et imprécise à la fois.

Elle est exacte en ce sens que Benoît XVI veut cette réconciliation et pense qu'il ne peut pas y avoir d'autre solution envisageable en ce qui concerne la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre.

Mais elle est aussi imprécise, si on lui attribue un caractère politique. Car il n'y a rien de plus éloigné de la pensée de ce Pape. Ratzinger n'est pas homme à penser et à agir en fonction de la politique ecclésiale. C'est de là que provient la méprise. Et cela est éminemment vrai dans le cas de la Fraternité Saint Pie X : pour lui, il s'agit seulement du «retour plein et définitif à la maison » d'un grand nombre de ses enfants, qui pourront faire le bien de l'Église». 

Par conséquent, les lectures de droite comme celles de gauche ne sont pas pertinentes ; mais il ne va pas être facile de les extirper au sein de l'Église même.


Q./Comment un catholique devrait-il considérer ce fait de la réconciliation entre le Saint Siège et la Fraternité Saint Pie X?

R./« Il faut relire attentivement ce que Benoît XVI écrivait le 10 mars 2009 dans Sa « Lettre aux Évêques » pour bien expliquer les raisons de la levée de l'excommunication des quatre évêques sacrés par Monseigneur Lefebvre : « Une communauté qui compte 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 Instituts universitaires, 117 frères, 164 sœurs et des milliers de fidèles peut-elle donc laisser indifférent ? Devons-nous vraiment les laisser partir à la dérive et s'éloigner de l'Église ? (…) Et qu'adviendra-t-il d'eux par la suite ? ».

Voilà le raisonnement du cœur de Benoît XVI. Et je pense que si beaucoup d'hommes d'Église agissaient avec ce même cœur, ils ne pourraient pas faire autrement que se réjouir que cette affaire se conclue de manière positive ».

Q./ Mais peut-être que l'opposition à la volonté de Benoît XVI provient de ce que nombreux sont ceux qui considèrent que la réconciliation avec les Lefebvristes revient à renier Vatican II.

R./ « Écoutez, le premier « accord », si l'on peut dire, qui a eu lieu, est celui du Concile de Jérusalem, entre Saint Pierre et Saint Paul. Par conséquent, le débat qui est en cours, puisqu'il se déroule pour le bien de l'Église, n'est pas si scandaleux que ça.

Et puis, une autre constatation : combien de personnes ont parlé du Concile Vatican II, en le traitant à part de l'histoire de l'Église, en le surévaluant par rapport à ses contenus mêmes, et sans jamais se pencher pour les analyser par exemple sur le Concile Vatican I, ou encore sur le Concile de Trente. Certains prétendent que la Constitution dogmatique ' Dei Filius ' du Concile Vatican I a été dépassée par la ' Dei Verbum ' de Vatican II: mais nous sommes là en présence d'une théologie- fiction. 

En revanche je considère comme une bonne théologie celle qui pose la question de la valeur des documents, de leur enseignement. Le concile Vatican II comporte des documents dont la valeur n'est pas égale, et par conséquent des documents qui ont un caractère obligatoire qui varie, et qui doivent être discutés à des niveaux différents. Le Pape, quand il était encore le cardinal Ratzinger, a parlé en 1988, du risque de transformer le Concile Vatican II en un 'superdogme' ; mais, avec ‘l’herméneutique de la réforme dans la continuité' il a fourni un critère pour affronter la question et non pas pour la clore. Il ne faut pas être plus papiste que le Pape. Les Conciles, tous les Conciles et pas seulement Vatican II, doivent être reçus avec obéissance, mais il faut de manière intelligent faire la part de ce qui revient à la doctrine, et de ce qui peut être critiqué. Et ce n'est pas un hasard si Benoît XVI a induit «'l'Année de la Foi', parce que c'est précisément la Foi le seul critère qui permette de comprendre la vie de l'Église ».


Q./ En tant que Catholiques, si nous laissons battre docilement notre cœur à l'unisson avec celui de Benoît XVI, que devons-nous attendre de la réconciliation définitive entre Rome et la Fraternité Saint Pie X ?

R./ « Le seul témoignage possible, pour que le Monde croit, ce n'est évidemment pas la revanche d'une faction sur une autre, mais un progrès dans la Foi et l'Unité . La rhétorique du dialogue avec l'athée, avec l'agnostique, avec celui qu'on appelle 'celui qui croit différemment', quelle sens a-t-elle si elle ne sert pas à la réconciliation. Ces temps-ci j'en reviens souvent à une prière composée par le cardinal Newman :

« Seigneur Jésus-Christ, Toi qui, alors que Tu allais souffrir, as prié pour Tes disciples pour qu'ils soient Un, comme Toi Tu es Un avec le Père, et le Père avec Toi, 

fais tomber les barrières qui divisent entre eux les Chrétiens de dénominations diverses.

Enseigne leur à tous que le Siège de Pierre, la Sainte Église de Rome, est le fondement, le centre et l'instrument de cette Unité.

Ouvre leur cœur à la Vérité, oubliée depuis longtemps, que notre Saint Père, le Pape, est Ton Vicaire et Ton Représentant.

Et, de même qu'au Ciel il n'y a qu'une seule assemblée,

alors de même, qu'il n'y ait sur cette Terre qu'une seule Communion qui professe et glorifie Ton Saint Nom ».


« Pro multis » (pour beaucoup) ou « pro omnibus » (pour tous)? Benoît XVI: au coeur du mystère eucharistique

Benoît XVI a adressé le 14 avril 2012 une lettre aux présidents des conférences épiscopales d’Allemagne et d’Autriche . Il prescrit une traduction plus fidèle aux paroles  prononcées par NSJC lors de l’institution de l’Eucharistie . « Après la Cène,prenant ce précieux Calice dans ses mains saintes et vénérables et rendant grâce, il le bénit et le donna à ses disciples en disant: Prenez et Buvez en tous: car Ceci est le Calice de mon Sang, le Sang de la Nouvelle et Eternelle Alliance, Mystère de la foi, qui sera répandu pour vous, « pro vobis », et pour un grand nombre, « pro multis » (pour beaucoup) en rémission des péchés ».

Il  veut en particulier que désormais, pendant la consécration, le terme « pro multis » (en grec : hyper pollon) soit traduit en allemand  par « für viele » « pro multis »(pour beaucoup), et non plus par « für alle », « pro omnibus » (pour tous)

En fait, le Saint Père se dit inquiet de la multitude des traductions de ce terme dans les différents diocèses allemands.

Lire ici la suite de l’article de l’abbé Aulagnier….

Cet article, qui n’est pas écrit par un islamophobe, fait prendre conscience de certaines pratiques qu’on aurait cru d’un autre âge.

Esclavagisme en Mauritanie

Par Ahmed Halli        

Bayram Ould Dah Ould Abeïd (photo), c'est un nom qui ne vous dit probablement rien, mais qui pourrait vous parler, et d'une voix assourdissante, dans un proche avenir, parce qu'il est juste à côté. Bayram est mauritanien, comme vous l'aurez deviné à son état civil, et il dirige un mouvement d'émancipation des esclaves et descendants d'esclaves (les Harratines). Ce mouvement, l'IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste) lutte pour l'éradication de l'esclavage en Mauritanie.

Comme tout mouvement contestataire et considéré comme minoritaire, mais porteur de dangers potentiels, l'IRA est une organisation tolérée, mais régulièrement réprimée. De l'exaspération de ne pas être écoutés et d'être méprisés, au maximalisme il n'y a qu'un pas, qu'il est tentant et aisé de franchir. À l'instar de toutes les revendications, rejetées ou étouffées dans l'œuf par le pouvoir, la contestation harratine s'est radicalisée, au point de s'attaquer à des tabous religieux. Vendredi dernier, après la prière collective qu'il a accomplie dans la banlieue de Nouakchott, comme tout bon musulman, Bayram Ould Dah a organisé son premier autodafé( 1) lors d'un meeting public. Après s'en être pris violemment à l'imam Malek qu'il a accusé d'être l'auteur de fatwas et recommandations favorables à l'esclavage, il a brûlé un ouvrage de l'un des quatre imams du sunnisme. L'orateur a également ordonné à ses compagnons de brûler deux ou trois autres ouvrages, dont celui du vénérable soufi Ibrahim Al-Dassouki(2), comme le rapporte le quotidien londonien Al- Quds. L'activiste mauritanien a qualifié les ouvrages contestés de «manuels de l'esclavage», il les a accusés de «monopoliser la parole au nom de la religion, d'humilier le genre humain, et de légitimer le commerce des êtres humains». Pour Bayram Ould Dah, ce sont les théologiens du sunnisme qui ont encouragé «l'esclavagisme araboberbère » au Maghreb, et principalement en Mauritanie. Ces théologiens ont déformé, selon lui, les enseignements de l'Islam, message d'amour, et tous leurs ouvrages attestent de cette œuvre de falsification. C'est pour cela qu'il a promis que l'IRA ne s'en tiendrait pas là, et qu'elle organiserait d'autres autodafés jusqu'à ce que s'impose «un sunnisme authentique et mauritanien ». Dans la foulée, le militant anti-esclavagiste s'est livré à une violente attaque contre le gouvernement, qu'il accuse de collusion avec les castes et les tribus pratiquant l'esclavage. Il a reproché notamment aux autorités la diffusion par la radio locale d'un prêche saoudien justifiant l'esclavage(3) et notamment l'acquisition d'esclaves sexuelles (pudiquement appelées «djariates», ou odalisques, dans la version ottomane améliorée). Bien sûr, de tels actes commis dans l'exaltation du particularisme harratine peuvent paraître extrémistes aux musulmans frileux et craignant la colère divine(4) que nous sommes. On pourrait même attribuer cette audace à l'alliance contre nature nouée par l'IRA avec un courant salafiste, comme l'affirment des personnalités mauritaniennes. Il n'en demeure pas moins, cependant, que le «Spartacus» mauritanien dénonce un état de fait réel, illustré par des révoltes sporadiques. Ces manifestations, impliquant aussi le Sénégal voisin, n'ont certes pas l'ampleur des révoltes «zindj»(5) d'Irak, mais elles démontrent que la preuve par «Bilal» n'est pas aussi audible que le voudraient nos bons «apôtres». Nuançons tout de même : si les islamistes maghrébins sont, en général, des consommateurs aveugles de messages religieux venus d'Orient, il leur arrive parfois d'en produire, et même d'en exporter. Nous connaissons tous la fatwa farfelue «promulguée» il y a quelques années par le cheikh Ferkous qui déclarait la «zalabia» illicite. Du point de vue de l'originalité, susceptible de rimer avec hilarité, on a également fait mieux depuis, et chez encore nos voisins de l'Ouest. D'abord, on nous a sorti la fatwa autorisant l'emploi de la carotte à des usages féminins autres que la râpeuse. Puis, dans la même veine, un «cheikh» marocain, considéré comme un érudit en matière d'Islam, un certain Zamzami, nous a balancé en 2011 à la figure la fatwa du siècle, celle qui vous laisse raides. Considérant le caractère sacré du mariage, le cheikh marocain a autorisé un veuf de fraîche date à avoir des relations sexuelles avec sa défunte, à condition que ce soit durant les premières heures de la mort. Du coup, regard baissé, l'association mondiale des «ulémas» fondée et dirigée par Karadhaoui, à laquelle appartient Zamzami, a fait le mort, si j'ose dire. Je parlais d'exportation, et ce n'était pas un vœu pieux, puisque, selon Al-Ahram, les salafistes se seraient emparés du sujet, et comptent le soumettre au Parlement pour en faire une loi. Ce texte s'appellerait la «Copulation de l'adieu», et permettrait aux maris éplorés de rendre un dernier hommage à leurs regrettées épouses. Avant d'aller en quête d'une odalisque (esclave vierge) ou d'une épouse légale. Dans d'autres pays moins soumis au carcan religieux, on aurait crié à la nécrophilie, mais en des temps moins troublés, on se contente donc de le chuchoter, de Londres à Berlin. Sans vous le murmurer : j'ai aimé cette réaction d'un blogueur égyptien qui a écrit que décidément ce printemps arabe, c'était surtout le «printemps des mâles et des taureaux ».

A. H.

(1) Selon notre confrère de D.N.A, il y en a qui ont fait mieux : dans une mosquée d'Alger, un binational, expulsé de France, a déchiré son passeport français périmé, sous le regard énamouré de l'indécrottable Ali Belhadj. Devinez quel est le pays européen qui a accueilli et adopté le plus d'islamistes en 1991 ?

(2) Cette grande figure du soufisme égyptien et arabe du 13e siècle est surtout connue pour son tombeau édifié à l'intérieur de la mosquée qui porte son nom à Dassouk, au nord de l'Égypte. Véritable objet de vénération et lieu de pèlerinage, la mosquée Ibrahim Al-Dassouk est considérée comme l'un des six plus grands édifices de ce genre au monde (classement établi avant l'érection de la «Grande» d'Alger).

(3) Régulièrement, des imams saoudiens rappellent, en réponse à des interrogations nostalgiques ou équivoques, que l'esclavage et la possession d'odalisques sont conformes aux préceptes de l'Islam. Les fondamentalistes d'Égypte ont même demandé que le droit d'avoir des servantes, vouées aux amours ancillaires, soit inscrit dans la future Constitution.

(4) En réalité, il s'agit de la peur la plus vraie, la plus immédiate, celle qu'inspirent les exaltés et les fanatiques, au service de leur seule haine de l'humain, que ce soit pour des motifs religieux ou politiques.

(5) L'insurrection des esclaves noirs dans le sud de l'Irak en 869 atteste que le geste de rachat et d'émancipation de Bilal par Abou Bakr n'a pas eu valeur d'exemple, même sous le règne soi-disant éclairé des Abbassides. A noter que le regretté Djamal Edddine Bencheikh a consacré à cette révolte un roman Rose noire sans parfum qui n'a pas eu le succès qu'il méritait.

Robert Alexander Hillingford - Jeanne d’Arc
Une estampe émouvante réalisée par…un anglais:
Il leur sera beaucoup pardonné!

Ma joie à la lecture de la lettre de Mgr Fellay


Par M. L’abbé Aulagnier
SOURCE - Abbé Aulagnier, ibp - Nouvelles de Chrétienté - 10 mai 2012

Je me réjouis vraiment de la lettre de Mgr Fellay concernant le prochain « accord » de la FSSPX avec Rome. Je préfère parler de la « normalisation » de la situation de la FSSPX avec Rome. C’est le terme de Mgr Lefebvre dans sa lettre du 21 novembre 1987 au cardinal Cagnon, visiteur romain des oeuvres de la Tradition, en 1987.

Tous les arguments que je trouve dans la lettre de Mgr Fellay, je les avais, en son temps, développés à Metzinguen, alors que j’étais encore « assistant »du supérieur général. En vain. Les voir pris en compte aujourd’hui par Mgr Fellay pour justifier son attitude à l’égard de Rome me réjouit profondément. Il développe avec force ces raisons. Il ira jusqu’au bout. Deo Gratias.

Beaucoup de responsables de la FSSPX ont exprimé,ces derniers temps,leur compréhension et leur attachement à Mgr Fellay. C’est bien. La lettre des trois évêques de la FSSPX, Mgr de Gallareta, de Mgr Tissier de Mallerais et de Mgr Williamson pourrait faire craindre une division. Elle n’aura pas lieu. Ls évêques ne peuvent pas se diviser. La lettre que Mgr Lefebvre leur écrivait en 1988, les oblige à l’unité. Ils ne peuvent passer outre. Ils sont unis comme les doigts d’une main. Leur lettre à Mgr Fellay le laisse, du reste, entendre. Ils donnent leur avis. Ils n’iront pas jusque la « dissidence ». Ils ne le peuvent pas .

Ils n’ont que deux solutions et pas plus: soit ils jouent le jeu et, comme le leur a demandé Mgr Lefebvre, doivent remettre,comme Mgr Fellay, du reste, leur autorié épiscopale dans les mains du Pape, « qui en fera ce que bon lui semble », soit, s’ils ne le font pas, ils se condamnent eux-mêmes à « mort ». Qui l’oserait!

Quoi qu’il en soit, Mgr Lefebvre, du ciel, les protège et les guide. Son oeuvre est nécessaire à l’Eglise, plus que jamais. Ils le savent. Et comme je l’explique, les quatre évêques unis sont les meilleurs défenseurs de la FSSPX contre toute influence moderniste.. Il faut qu’ils s’en persuadent. S’ils lachent, ils seront infidèles à Mgr Lefebvre. Ils ne le peuvent.

Je vous donne ci-dessous, le chapitre 6 de mon livre: « Plaidoyer pour l’unité » publié aux éditions F.X. de Guibert, intitulé:

La SITUATION À ROME CHANGE.
UNE « RÉGULARISATION DE LA FSSPX DANS L’ÉGLISE »
DEVRAIT ÊTRE POSSIBLE !

Je justifiais mon point de vue:

« Une normalisation de la situation de la FSSPX dans l’Église devrait être aujourd’hui possible, parce que beaucoup de Romains, devant les difficultés de l’Église, sont en train de changer, changent, en particulier, sur le problème de la messe traditionnelle. La messe du 24 mai 2003, célébrée par le cardinal Castrillon Hoyos, dans le rite traditionnel à sainte Marie Majeure, n’est pas un feu de paille. A Sainte-Marie-Majeure, le Car – dinal Castrillón s’est voulu la voix de l’Église en rappelant le « droit de citoyenneté » de la messe dite de Saint Pie V.

Cet acte est le fruit d’une longue évolution qui a commencé, me semble-t-il, à peu près, en 1992, avec la publication d’une série de livres du Cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine catholique, soutenu aussi par une série de conférences, homélies, interview du Cardinal Stickler, préfet de la Bibliothèque vaticane.

L’encyclique, de plus, du Pape Jean-Paul II « Ecclesia de Eucharistia vivit » est aussi très importante.

Le cardinal Ratzinger dans son livre : « Voici quel est notre Dieu »  demandait que l’on « cesse de bannir la forme de la liturgie en vigueur jusqu’en 1970 » (p. 291)/

Il poursuivait : « Celui qui, à l’heure actuelle, intervient pour la validité de cette liturgie ou qui la pratique, est traité comme un lépreux : c’est la fin de toute tolérance ».

C’était vraiment nouveau

« C’est la fin de toute tolérance. Elle est telle qu’on n’en a pas connue durant toute l’histoire de l’Église. On méprise par là, tout le passé de l’Église. Comment pourrait-on avoir confiance en elle au présent, s’il en est ainsi ». Le cardinal Ratzinger avait déjà écrit cela dans un pré cédent livre : Le sel de la terre. Nous étions en mars 1997. Aujourd’hui, avec ce nouveau livre, « Voici quel est notre Dieu » nous sommes en février 2002. Il y a là, tout de même, une certaine constance et nouveauté « Je suis certes d’avis que l’on devrait accorder beaucoup plus généreusement – écrivait-il en 1997 – à tous ceux qui le souhaitent, le droit de conserver l’ancien rite. On ne voit d’ailleurs pas ce que cela aurait de dangereux ou d’inacceptable. Une communauté qui déclare soudain strictement interdit ce qui était jusqu’alors pour elle tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus haut et à qui l’on présente comme inconvenant le regret qu’elle en a, se met elle-même en question. Comment la croira-t-on encore ? Ne va-t-elle pas interdire demain ce qu’elle prescrit aujourd’hui ? »  

Et il concluait… un peu plus loin : «Malheureusement, la tolérance envers les fantaisies aventureuses est, chez nous, presque illimitée, mais elle est pratiquement inexistante envers l’ancienne liturgie. On est sûrement ainsi sur le mauvais chemin » (Le sel de la terre, éd. Flammarion/Cerf, p. 172-173). Le Cardinal semblait bien vouloir que dans l’Église, on respectât aussi et enfin, la messe de toujours. Il faut « cesser de bannir » dans l’Église « la forme liturgique en vigueur jusqu’en 1970 ». Les mots ont leur importance. Ils expriment une pensée. Bannir est un verbe très fort. Il s’agit de cesser « d’exiler, d’expulser, de proscrire, de chasser, d’éloigner, de repousser » la messe de toujours… Autrement, c’est tout le passé – dit le cardinal – de l’Église qu’on réprouve. Autrement, on tombe « dans une intolérance inacceptable ». Autrement, on agit, on agirait alors « sans raison valable ». Autrement, on s’oppose ou s’opposerait « aux réconciliations nécessaires dans l’Église ». Ce sont des paroles du Cardinal ! Ce n’est pas rien ! Et c’est ainsi que, de l’interdiction de la messe tri – dentine – qui date de la résolution de Paul VI et du consistoire du 24 mai 1976 –, on en arrivait à la reconnaissance du droit de la messe tridentine et à son acceptation – de principe – le 24 mai 2003 le cardinal Cas – trillón Hoyos se levant pour la célébrer, ce qui ne s’était pas vu d’une autorité depuis le 24 mai 1976. C’était nouveau. Bigrement nouveau !

Aussi ne faut-il pas s’étonner de voir enfin publier par le pape Benoît XVI son Motu Proprio Summorum Pontificum où il affirme le droit : « Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église. » Les choses changent du côté de Rome au sujet de la messe tridentine.

Je crois vraiment raisonnable de prendre en compte cette réelle évolution sur le problème de la messe. C’est un coup de barre franc donné par la hiérarchie en faveur de la Tradition. La Tradition liturgique n’est plus méprisée par l’ensemble des membres de la hiérarchie de l’Église. C’est nouveau.

D’autre part, je suis un de ceux qui pensent qu’il y a, de fait, un danger pour nous de voir ce conflit s’éterniser et de voir s’éloigner une solution d’entente avec Rome. En un mot, l’Église est une société visible et hiérarchique. Si on vit trop longtemps en « autarcie », on finira par perdre le sens de ce qu’est la hiérarchie. Elle est pourtant de constitution divine. Nous sommes donc menacés, le temps passant et l’opposition demeurant, à « oublier » Rome, à nous organiser de plus en plus en dehors de Rome, à devenir un groupe autocéphale. Je ne dis pas que nous y sommes tombés. Mais il y a danger. Il faut en tenir compte. Le meilleur pilote est celui qui connaît les dangers d’un itinéraire et qui prévoit, autant que possible, les difficultés qui peuvent survenir. Pas celui qui ferme systématiquement les yeux, qui ne veut rien entendre. Il fonce ou il freine à mort, alors qu’il conviendrait de donner de la souplesse pour reprendre une croisière normale. Les jeunes générations parmi nous n’ont jamais connu une situation ecclésiale normale. C’est là qu’il y a danger de glisser à terme vers l’« auto – céphalie ». C’est du moins mon avis. Et je le dis. Cela pourra servir un jour.

De plus, la situation dans laquelle les sacres ont mis le gouvernement de la Fraternité n’est pas le meilleur. A terme, il pourrait y avoir un jour un conflit. Le gouvernement de la Fraternité pourrait devenir, de facto, un jour, bicéphale. Imaginez une opposition entre le Supérieur général et les quatre évêques. Les uns veulent un accord. L’autre ne le veut pas. Qui va trancher. Théorique ment le Supérieur général, même s’il n’est pas évêque. Mais pratiquement, ce sera bien difficile. Un conflit peut voir le jour. Avec un accord avec Rome, – un bon accord s’entend, une espèce d’alliance entre catholiques de bonne volonté comme celui que j’ai décrit dans la conformité à la pensée de Mgr Lefebvre, où tout est pesé mûrement, ce danger n’existerait plus.

De plus, il faut prendre également en compte ce que Rome a réalisé avec nos amis de Campos au Brésil : une Administration Apostolique. J’ai suivi de très près cette affaire parce que je connaissais bien ces prêtres et qu’ils étaient mes amis. Je les ai visités plusieurs fois lors de mon supériorat.

J’ai surtout vu, là encore, le problème de la messe. Nous sommes en 2001-2002. L’attitude de Rome était nouvelle. Rome leur donnait la messe dite de saint Pie V, le libre usage de cette messe. Et cela, librement, sans condition. Elle reconnaît à cette Administration apostolique personnelle « Saint Jean-Marie Vianney », le droit, la « facultas » de célébrer, dans toutes les églises de l’Administration apostolique, la messe traditionnelle. C’est clairement dit non seulement dans leurs statuts, mais surtout dans les affirmations de l’autorité. Elle s’engageait formellement à leur octroyer ce droit. « Sera ratifiée, écrivait le pape Jean-Paul II dans sa lettre du 25 décembre 2001, à l’Administration apostolique, la faculté (facultas) de célébrer l’Eucharistie et la liturgie des Heures selon le rite romain et la discipline liturgique d’après les préceptes de notre prédécesseur saint PieV, avec les adaptations introduites par ses successeurs jusqu’au bienheureux JeanXXIII ». Cette affirmation est reprise dans le décret d’érection de l’Administration Apostolique du 18 janvier 2001 : « Est accordé (tribuitur) à l’administration apostolique la faculté (facultas) de célébrer la Sainte Eucharistie, les autres sacrements… selon le rite romain de Saint Pie V ».

Ainsi, pour moi, les choses allaient dans le bon sens, en faveur de la messe. La situation était radicalement différente de celle des pères et abbés des communautés « Ecclesia Dei adflicta ». Avec eux, nous en étions toujours essentiellement à la législation de 1984, de la messe dite de l’indult. Qui est une simple « permission », une simple tolérance que Rome, par libéralité, et calcul, leur concédait. Avec des restrictions odieuses impératives et surtout avec l’obligation de reconnaître la nouvelle messe comme « légitime et orthodoxe »

Ce sont les deux adjectifs de la lettre «Quattuor abhinc annos ». Il fallait admettre et cette législation et ces deux adjectifs pour bénéficier de l’Indult de 1984, sans considérer qu’il fallait en plus rompre avec nous.

Avec Campos, rien de tel. Une franche reconnaissance du droit de la messe tridentine sans avoir à reconnaître que la nouvelle messe est « légitime et ortho doxe ». Il leur fut demandé une simple reconnaissance de la validité, en soi, de la nouvelle messe. Ce qui a toujours été enseigné par Mgr Lefebvre. C’est qu’il y a une grande différence entre « validité », « légitimité » et « orthodoxie ». Ce ne sont pas des mots synonymes. Voyez-vous ! Une chose peut être « valide » sans être « légitime » ni « orthodoxe». Il faut même distinguer entre « légitimité » et « orthodoxie ». Ces deux mots ne se recoupent pas, non plus. Est « légitime » ce qui est fondé « en droit », mais aussi « en équité ». Le « droit » et « l’équité « ne sont pas, non plus, la même chose. Il faut distinguer. Je pourrais vous démontrer, avec une certaine évidence, que la nouvelle messe n’est peut-être pas, « légitime » ni en « droit » ni en « équité ». En « droit », car précisément la nouvelle messe fut imposée à l’Église par suite de bien des irrégularités canoniques, même des faux en écriture. Ce qui jette une légitime suspicion sur cette législation.

« Peut-être », me direz-vous. «Mais elle bénéficie aujourd’hui de la prescription trentenaire ». Ce n’est pas certain. Car il faudrait, pour cela, qu’elle bénéficie d’une jouissance « paisible » dans l’Église. Ce qui n’est pas le cas. Cette nouvelle messe peut même être dite « non légitime » sur le plan de l’« équité », de la « justice ». Ce fut faire violence à la sainteté de l’Église que de lui avoir imposé, de force, un rite qui, aux dires même de ses protagonistes, finit par tout désacraliser. «Orthodoxe » veut dire conforme aux dogmes, à la doctrine. Or, précisément, cette question de l’« orthodoxie » ou non du « Novus Ordo Missae » a été soulevé, hier, par la plus haute autorité de l’Église, le pape lui-même, Jean-Paul II dans son encyclique Ecclesia de Eucharistia. Je pense que cette question est dans la logique de sa dernière encyclique. Cette question d’orthodoxie fut soulevée, aussi, tout au début de l’affaire de la messe par le Cardinal Ottaviani et le Cardinal Bacci qui, dans leur lettre au Pape PaulVI, écrivaient que cette nouvelle messe s’éloignait dans l’ensemble comme dans le détail de la Théologie catholique définie à la XXIIe session du Concile de Trente. Le Pape Jean-Paul II le reconnaît de facto, lui qui voulait chercher à corriger, réformer la nouvelle messe déficiente sur le plan théologique. Les « ombres », comme il dit… Ce sera l’œuvre de son successeur.  

Cette encyclique est vraiment un signe positif sur le plan doctrinal et liturgique. On y voit l’autorité nouvellement consciente du drame qui touche l’Église et sa liturgie. On assiste, de fait depuis le Concile, à une formidable dé-sacralisation de la liturgie. La réforme liturgique, telle qu’elle fut conçue et appliquée dans l’Église, a dénaturé la liturgie en ne respectant pas sa finalité. La liturgie de l’Église est essentiellement un culte rendu à Dieu. Le prêtre offre, au nom du peuple, « pour les vivants et pour les morts », pour le peuple qui s’unit à cette action, le Sacrifice du Christ qui rend à Dieu « tout honneur et toute gloire ». Telle est la finalité essentielle de la liturgie. La liturgie catholique a une dimension transcendantale. Elle nous oriente vers Dieu. Elle nous ordonne à Dieu. Il y a une similitude entre la liturgie romaine et la liturgie céleste. Lisez le livre de l’Apocalypse de saint Jean vous verrez que tout le culte céleste est tourné vers le Père et l’Agneau de Dieu, l’Agneau pascal auxquels les anges, les élus chantent et magnifient la puissance, la divinité, la gloire, la sainteté. Le sanctus de notre messe est une louange divine. Tout ce la est, pour beaucoup, perdu. Bel et bien. La hiérarchie catholique s’en aperçoit enfin. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Elle veut corriger ces « ombres ». Com – ment ne pas s’en réjouir. Cette encyclique a la même importance que «Mysterium fidei » de Paul VI. La situation catastrophique dans laquelle se trouve la pratique de la vie liturgique dans l’Église, ce que reconnaissait amplement, dans ses nombreux livres sur la question, le Cardinal Ratzinger, me laisse penser que des résultats vont être obtenus.

Mais combien va être difficile cette restauration ! C’est encore une raison pour laquelle je serais assez favorable à ce que nos supérieurs « légalisent » notre situation dans l’Église. Il faudrait être aujourd’hui dedans avec le droit reconnu de la messe Saint Pie V sur les autels de la Chrétienté pour aider et participer à la restauration liturgique dans l’Église. Nul doute que le Motu Proprio de Benoît XVI va accentuer le mouvement de restauration.

Voilà les raisons qui me portent à considérer avec beaucoup de sympathie « l’affaire de Campos », qui fait gagner du terrain à la messe traditionnelle. Alors on comprend pourquoi il faille beaucoup apprécié les paroles du Cardinal Castrillón Hoyos prononcées à Saint Marie Majeure à Rome, le 24 mai 2003. Elles ne furent pas prononcées à la légère. Elles ont été pesées par le Cardinal. Il en savait l’importance, le retentissement dans l’Église, les effets, les conséquences. Il a fait attention, à ce qu’il disait. Il reconnaît le droit de la messe tridentine dans l’Église. Il dit, pour de bon, le droit : La messe dite de Saint Pie V n’a jamais été abolie canoniquement par aucune autorité dans l’Église, et certainement pas par le Pape Paul VI. Ce fut, du reste, en 1986, la réponse donnée par la commission cardinalice nommée par Jean-Paul II. Cette commission, à l’époque, disait le droit. Cela n’a pas plu au courant moderniste. On a, par faiblesse, « tu » l’affaire… Il fallut attendre 1995 pour qu’une autorité ecclésiale, le Cardinal Stickler, ose révéler la chose et dise publiquement le droit : la messe n’a pas été abolie. Aujourd’hui tout le monde le dit. Benoît XVI le confirme. Voilà 40 ans ou presque qu’on disait le contraire. Et l’autorité, elle-même, se taisait…

Certains de mes confrères me disent : « Attendons de voir. On ne peut toujours pas dire la messe de toujours sur tous les autels de la catholicité ». Je le concède volontiers. Le mouvement de restauration sera lent. Mais peu à peu, il s’universalisera. C’est certain. Le droit est le droit. Sinon, nous poursuivrons notre résistance. Elle est légitime. Hier elle était légitime. Les autorités le reconnaissent. Elle sera toujours légitime. La messe canonisée par Saint Pie V, restaurée dans sa pureté par le même Pape, est une coutume immémoriale dans l’Église, jamais abolie, toujours légitime.

Ainsi vous comprenez que, pour toutes ces raisons, cette restauration des bonnes relations avec Rome est plus que souhaitable. Elle est possible. Elle est nécessaire et du côté de Rome, qu’il faudra aider à couper beaucoup de « branches mortes », de véritables hérésies, et de notre côté, qui avons besoin de davantage d’espace pour l’apostolat. Je dirais volontiers « le plus tôt possible » Plus le temps passe et plus la reconstruction est urgente. Mais faudrait-il, là encore, préparer les esprits. Expliquer, justifier. C’est très important. Cela relève de l’autorité. Et c’est pourquoi je me suis réjouis des récents propos de Mgr Fellay dans Présent du 24 novembre 2007 laissant entendre qu’il n’excluait plus des aménagements pratiques avec Rome. « J’envisage la possibilité, relativement prochaine, de trouver des remèdes pratiques » à la situation de la FSSPX dans l’Église »

L’évolution de l’Église sur la messe est telle que je crois sincèrement que MgrLefebvre aurait accepté, aujourd’hui, « un accord » avec Rome. Il aurait, peut-être, été plus prudent, plus exigent sur certains points que ne le fut Mgr Rangel, mais il aurait été, cette fois, jusqu’au bout. Les exigences demandées par Rome aux Pères de Campos, à savoir : la reconnaissance du Pape Jean-Paul II comme légitime successeur de Pierre, la reconnaissance du Concile Vatican II interprété à la lumière de la Tradition, la reconnaissance de la validité, en soi, du «Novus Ordo Missae », la libre discussion sur le Concile, évitant toutefois la dialectique, Mgr Lefebvre les avait déjà acceptées en 1988. Substantiellement ce sont les mêmes. Il ne faut pas avoir peur de le dire. Obliger les Pères de Campos à étudier le Concile. quoi de plus légitime ! On ne peut bien critiquer raisonnablement que ce que l’on connaît. Que fait la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, avec ses symposiums, avec ses Congrès de « SiSiNoNo », sinon d’étudier le Concile ? Tout cela est très heureux. Notre critique, notre lecture ne seront certainement pas celles de certains! Qu’est-ce qu’on pourra nous dire, si nos critiques sont justes ? La libre discussion du Concile est une chose aujourd’hui indispensable. Hier, elle était impossible. Cette discussion doit avoir « droit de cité », comme pour la messe tridentine. Et pour cela, il est bien nécessaire de connaître le Concile. Mgr Lefebvre aurait, vous dis-je, peut-être demandé des choses plus précises. Mais Rome aurait consenti à ces éventuelles précisions. Beaucoup à Rome veulent un accord. Le pape le veut. La situation de l’Église le réclame certainement. L’autorité le sait.

Du reste, si Mgr Lefebvre a retiré sa signature du protocole en 1988, c’est à dire, s’il n’a pas voulu aller jusqu’à l’accord final, c’est parce qu’on ne lui donnait pas les garanties de protection nécessaire qu’il réclamait justement, à savoir la majorité dans la commission, commission qui devait avoir pour but de protéger la Tradition de toutes influences modernistes. On ne lui donnait pas le nombre d’évêques qu’il jugeait nécessaire pour faire face au développement grandissant de la Tradition dans le monde entier et qui aurait encore augmenté dans l’hypothèse d’un accord. Il le dit luimême dans la conférence qu’il donnait à Écône le 9 septembre 1988. Voyez :

« … C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous lier avec Rome (la Rome moderniste, comme il disait, ou les “Ro mains” comme aime à le dire MgrWilliamson). Nous aurions pu, si nous étions arrivés à nous protéger complètement comme nous l’avions demandé. Mais ils n’ont pas voulu. Ils ont refusé les membres que nous demandions dans la commission, ils ont refusé le nombres d’évêques que nous demandions. C’est clair : ils ne voulaient pas que nous soyons protégés ».

Eh ! bien, cette protection nous l’aurions dans le cadre d’une bonne Administration Apostolique. Nos « évêques », reconnus par Rome, auraient ce rôle protecteur que voulait absolument Mgr Lefebvre, vis-à-vis des dicastères romains qui seraient tentés d’indiscrétions modernistes. Ils joueraient le rôle dévolu à la commission prévue : la défense de la Tradition auprès des dicastères romains. Ils sont aujourd’hui nos protecteurs. Ils continueraient à l’être. Et dès lors une Administration Apostolique personnelle qui ne changerait rien de ce que nous faisons et de ce que nous sommes, serait une situation idéale. Elle établirait « légalement » aux yeux de tous ce que nous faisons, qui est fondamentalement légal et légitime. Nous serions « officiels », nous les contestataires de la nouvelle messe et du Concile. Ce qui serait très important. La tradition reprendrait ses droits dans l’Église en cas de « régularisation ». Retenez ce terme : « régularisation » ou « restauration » de nos relations avec Rome. Il faut obtenir, en somme, que la dénonciation historique de tout ce qu’il y a de néfaste dans le dernier Concile soit reconnue officiellement. Cela se fera tôt ou tard. Plutôt tôt que tard.

Magdi Cristiano Allam : c'est la faute de l'Eglise si l'Italie embrasse l'islam !

Lu sur le blogue de Jeanne Smits
C'est sous ce titre-choc que l'ancien musulman baptisé par Benoît XVI à Saint-Pierre de Rome en la veillée pascale, le 22 mars 2008, vient de signer un article non moins direct dans Il Giornale. Journaliste, député européen du groupe Protagonisti per l'Europa Cristiana, fondateur et élu de Io amo Italia (« J'aime l'Italie). Le site  de ce parti publie le texte de son « papier » en italien et anglais. Je vous propose ici ma traduction de cette réflexion importante et sans faux-semblants.

Lu en France, ce texte prend une dimension encore plus importante. Le Pew Research Center évalue le nombre de musulmans en France à 4,7 millions. L'INED recense en 2010, au terme d'une enquête, 2,1 millions de personnes se déclarant « musulmanes » ; pour le ministère de l'Intérieur, les personnes en France originaires de pays musulmans sont entre 5,5 et 6 millions dont un tiers de « pratiquants », soit au total entre 7,7 et 9,3 % de la population. Le FN estime le nombre à 8 millions, Claude Guéant, lui, retient entre 5 et 10 millions.

 Saviez-vous que le nombre de musulmans ayant la nationalité italienne est d'environ 70.000 ? Saviez-vous que l'Italie compte au total environ 1.583.000 musulmans, soit 2,7 % de la population ? Saviez-vous que l'islam est désormais la deuxième religion d'Italie tout de suite après le christianisme ? Saviez-vous qu'en Italie, il naît en moyenne un lieu de culte islamique tous les quatre jours ? Saviez-vous qu'aujourd'hui il y a des terroristes islamiques actifs, disposant de la citoyenneté italienne, qui sont engagés dans la Jihad, ou la guerre sainte, contre les juifs, les chrétiens, les infidèles et les apostats ? 

Eh bien, si vous ne savez pas tout cela, c'est assurément une grave lacune. Mais il est encore plus grave de prendre acte du fait que cela se produit avec la complicité explicite de l'Eglise, que celle-ci s'exprime à travers les prises de position et les initiatives officielles du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, ou par le comportement et les affirmations du clergé, de certains cardinaux à une bande de curés islamiquement corrects.

Cette réflexion s'impose à nous à travers les récentes déclarations d'Ezzedine Elzir, président de l'UCOII (Union des communautés et associations islamiques en Italie) à Klaus Davi (ici ) où il déclare qu'en Italie « 70.000 personnes sont retournées à l'islam ». 

Pourquoi « retournées » et non « converties » ? Elzir s'explique : « Nous préférons utiliser le terme “retourner” parce qu'il s'agit d'une redécouverte de la vraie foi. » Ce disant il veut signifier que pour les musulmans, l'islam n'est pas une « religion différente » du judaïsme et du christianisme, auxquels on adhère par la conversion personnelle comme pour n'importe quelle autre religion, mais une religion « supérieure » par rapport au judaïsme et au christianisme : la seule vraie religion, l'accomplissement de la révélation et le sceau de la prophétie, dans un contexte où l'on croit que toute personne naît musulmane même si elle professe une autre religion, que chacune a l'islam en soi  même sans en avoir la conscience ; ainsi l'adhésion à l'islam est un « retour » par la redécouverte de « la vraie foi ». 

« Chaque jour des non-musulmans qui veulent connaître l'islam viennent dans nos mosquées, plusieurs d'entre eux l'embrassent », ajoute Elzir, car « lorsque survient une crise des valeurs et une crise économique, on cherche à découvrir ses racines, sa spiritualité » qui sans équivoque possible coïncident avec l'islam. 

Comment est-il possible qu'en Italie, berceau du catholicisme, terre chrétienne qui accueille en son sein l'église des Papes, vicaires du Christ, on en soit arrivé au point de faire coïncider la « spiritualité » avec l'islam ? Eh bien, la réponse s'appelle « relativisme religieux ». Benoît XVI lui-même a plusieurs fois identifié au sein de la « dictature du relativisme » le mal profond qu'il faut combattre parce qu'il nous impose, en mettant la raison en sourdine, de considérer que toutes les religions, les cultures et les valeurs sont égales, indépendamment de leur contenu. 

Le témoignage éloquent de ce relativisme religieux réside dans la litanie des « trois grandes religions monothéistes révélées, abrahamiques, du Livre » qui prieraient le même dieu. C'est ainsi que le relativisme se manifeste dans le comportement du clergé qui s'imagine que pour aimer les musulmans en tant que personnes, il faut inconditionnellement épouser leur religion, légitimant l'islam au mépris du fait qu'il est incompatible avec les valeurs non négociables du caractère sacré de la vie, de l'égale dignité de l'homme et de la femme, de la liberté du choix religieux. 

Réveillons-nous ! L'islam est déjà dans notre maison ! Ce sont les Italiens eux-mêmes qui font la promotion de la conquête islamique, y compris des cardinaux et des curés qui se dévouent pour faire croître le nombre des mosquées ! Libérons-nous de le dictature du relativisme ! Arrêtons l'invasion islamique ! Assez de mosquées ! Redécouvrons notre âme, redécouvrons l'usage de la raison et recommençons à nous aimer avant de perdre complètement la possibilité d'être nous-mêmes dans notre propre maison ! 

Magdi Cristiano Allam


Cantate composée en 1918 par Marcel Laurent, chanoine de la cathédrale d'Orléans, sur des paroles de Victor-Augustin Vié, évêque de Monaco.

1. Sonnez fanfares triomphales,

Tonnez canons, battez tambours !

Et vous, cloches des cathédrales,

Ebranlez-vous comme au grand jour !

En ce moment la France toute entière

Est debout avec ses enfants

Pour saluer, comme nous, la bannière

De la Pucelle d'Orléans !


R. Etendard de la délivrance,

A la victoire il mena nos aïeux,

A leurs enfants il prêche l'Espérance,

Fils de ces preux, chantons comme eux,

Fils de ces preux, chantons comme eux,

Chantons comme eux,

Vive Jehanne, Vive la France !


2. Salut à la blanche bannière

Salut, salut aux noms bénis

Du Christ et de Sa Sainte Mère

Inscrits par Jehanne dans ses plis

Par eux, jadis, elle sauva la France

Aimons-les donc comme autrefois

Et de nouveau consacrons l'alliance

De notre épée avec la Croix !


3. Quels noms fameux tu nous rappelles,

Drapeau sacré, toujours vainqueur !

Patay, Beaugency, les Tourelles,

Et Reims où tu fus à l'honneur !

A ton aspect, que la France reprenne

Sa vieille foi et sa vieille ardeur,

En t'acclamant que ton peuple devienne,

Plus généreux, plus rédempteur !


4. Planant au-dessus de nos têtes,

Les grands français de tous les temps

Réclament leur part de nos fêtes

En s'unissant à leurs enfants !

Les anciens francs, les preux du Moyen-Age,

Et les braves des temps nouveaux

A Jehanne d'Arc rendent le même hommage,

Et lui présentent leurs drapeaux !

Concert à ne pas rater !







Dimanche 20 Mai à 17h à la salle du Bout du Monde à Epône
Entrée 10€ et 7€

Fondé en 2006, le choeur Volga perpétue la longue tradition du chant choral folklorique russe issu de l'émigration russe des années 1920. L’association Chœur Volga a été créée en novembre 2007 par Andrei Malinine. Elle regroupe une trentaine de chanteurs amateurs, quelques uns venant de Russie, la plupart issue des principaux mouvements de jeunesse fondés dans l'émigration russe : l'Association des Vitiaz (НОВ), l'Action Chrétienne des Etudiants Russes - Mouvement de Jeunesse Orthodoxe (ACER-MJO) et l'Association des Scouts russes Saint-Georges 1909 (ОРЮР).
Suite au décès prématuré, en juin 2009, de notre chef de choeur Andrei Malinine, Serge Rehbinder a été choisi pour le remplacer. Il dirige également le chœur de l'église Saint-Séraphin-de-Sarov à Paris.

Note de SMR: J’en fais la publicité gratuite car je les ai vu et écouté  il y a 3 ans et j’en garde un souvenir inoubliable!
Je ne garantis rien, car un choeur peut en 3 ans beaucoup évoluer dans un sens comme dans l’autre, mais celui ci est vraiment de grande qualité et ne devrait pas décevoir.
Ci-dessous une video glanée sur You Tube

“Uno di Noi” : Protéger l'embryon
par le droit communautaire :
 on peut l'obtenir !

13 May 2012

Profitant d'une disposition du traité de Lisbonne qui autorise les « initiatives citoyennes » en vue de faire présenter des propositions par la Commission européenne (voir ici), un groupe de sept personnes d'autant de pays vient de lancer une proposition visant à assurer la « protection juridique de la dignité, du droit à la vie et de l'intégrité de chaque être humain depuis sa conception », là où l'Union européenne a compétence et où une telle protection peut s'exercer.

C'est une des toutes premières initiatives citoyennes à avoir été présentées depuis début avril, date où la procédure est devenue effectivement possible, sous le titre 
Uno di Noi (« l'un de nous »). Et elle a déjà, rapidement – eu égard au délai maximum de deux mois dont dispose la Commission – été enregistrée par celle-ci en date du vendredi 11 mai. Cette première étape franchie autorise les signataires à procéder à la récolte des signatures, ce qui est déjà une victoire : la Commission doit en effet vérifier que toutes les conditions sont bien remplies et notamment sa compétence sur le domaine de l'initiative.

Le défi est maintenant lancé : il va falloir récolter au moins 
1 million de signatures en provenance d'au  moins sept pays de l'Union européenne, un minimum par pays étant fixé au pro rata de la population (55.500 pour la France, par exemple) ; l'objectif doit être atteint dans un délai de douze mois sous peine de rendre l'initiative caduque.

Après cela, on n'est pas assuré de voir la Commission transformer l'initiative en texte de loi. Mais les organisateurs obtiennent la possibilité de présenter leur demande devant elle et lors d'une audition publique devant le Parlement européen. Et la Commission, qui conserve la possibilité de ne pas donner suite, devra cependant motiver sa décision, tout cela dans un délai de trois mois après que la présentation des signatures.

Le but de l'initiative, soutenue notamment par le Movimento per la Vita italien, est de faire cesser le financement d'activités supposant la destruction d'embryons humains par l'UE, notamment dans le domaine de la recherche, de l'aide au développement et de la santé. Et ce parce que le traité de l'Union affirme la dignité, l'égalité et les droits de chaque homme, point de vue confirmé par la jurisprudence 
Brustle qui « définit l'embryon comme le début du développement de l'être humain » (CEJ, 18 octobre 2011). Affaire de cohérence, donc…

L'initiative précise qu'il faut aussi proscrire 
« toute forme de soutien politique, et a fortiori le financement, de la part de l'Union, d'actions qui présupposent ou qui réalisent la destruction d'embryons humains », et inscrire cette interdiction de financement dans les règles budgétaires.

Très structurée juridiquement, 
l'initiative propose de proscrire explicitement le financement de la recherche sur le clonage humain, ainsi que toute recherche destructrice portant sur les cellules souches ou utilisant des cellules souches embryonnaires humaines.

Sur le plan de l'aide au développement, l'initiative vise à interdire tout financement de l'avortement, « directement ou indirectement », ainsi que l'aide aux organisations qui le pratiquent ou le promeuvent : 
« Aucune référence faite dans le présent règlement à la santé reproductive ou sexuelle, aux soins de santé, aux droits, aux services, aux fournitures, à l'éducation et à l'information, à la Conférence internationale sur la population et le développement, à ses principes ou son domaine d'action, à la politique du Caire ou aux Objectifs du Millénaire, en particulier par rapport à l'objectif n'° 5 sur la santé et la mortalité maternelles, ne peut être interprétée comme formant une base juridique autorisant l'utilisation de fonds de l'UE pour financer directement ou indirectement l'avortement. »

Vous aurez remarqué que l'initiative se borne à vouloir proscrire le financement des pratiques destructrices sur l'embryon au sein de l'UE, et le financement de l'avortement dans le cadre de l'aide aux pays en voie de développement. Il ne s'agit donc pas d'une « sanctuarisation » de la vie naissante.

C'est que l'Union européenne n'est pas compétente pour imposer sa loi en matière d'avortement, chaque pays conservant sa souveraineté à ce sujet (et tant mieux, vu ce dont l'UE est capable). L'initiative se borne donc à vouloir interdire le financement sur le budget européen qui est aujourd'hui, hélas, une réalité pour la recherche sur l'embryon et le soutien politique et financiers à l'avortement dans les pays en voie de développement.

Mais si une telle initiative finissait par avoir force de loi, quel poids cela aurait…

Voici la liste des sept signataires initiaux : Gregor Puppinck (France), Filippo Vari (Italie), Josephine Quintavalle (Royaume-Uni), Edith Frivaldszky (Hongrie), Jakub Batroswicz (Pologne), Alicia Latorre (Espagne), Manfred Liebner (Allemagne).

Je vous tiendrai évidemment informés de la manière dont on pourra s'associer à cette démarche, et de ses avancées.

En Italie, elle sera 
présentée dans l'Aula Paolo VI (au Vatican) le dimanche 20 mai.



L’effort des catholiques doit se placer sur le terrain culturel


D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :
"S’il y a une leçon à tirer de cette campagne électorale, qui aura vu émerger ces enjeux éthiques, c’est que la mobilisation des catholiques, quelques semaines avant le vote, ne suffit pas. L’effort doit porter bien en amont, et notamment sur le terrain culturel, pour faire comprendre que les valeurs que nous portons sont essentielles pour tous les hommes. Pour cela, la pensée d’un Gustave Thibon, par exemple, constitue une aide ô combien précieuse. Lui qui affirmait que ce n’est pas à une majorité, quelle qu’elle soit, de décider de ce qui est vrai et bien, mais qu’il s’agit à l’inverse de « rallier la majorité des citoyens à ce qui est le vrai et le bien. »

La culture, c’est aussi notre mode de vie de chaque jour, celle du travail, de l’école, de la famille, où il s’agit d’affirmer par notre témoignage la nécessité d’une transcendance, pour sortir du matérialisme et de l’individualisme. Écoutons encore Gustave Thibon : « la société a besoin de héros et de saints, comme le levain dans la pâte ».

Alors le vrai changement pourra advenir, celui d’une correspondance retrouvée avec cette loi naturelle, inscrite dans le cœur des hommes et des sociétés depuis toujours par le Créateur de toutes choses."

Michel Janva